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 Un jeudi à St James's Park (Pour Ezekiel)

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Ezekiel Waldemar

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MessageSujet: Re: Un jeudi à St James's Park (Pour Ezekiel)   Jeu 4 Sep - 1:41

Quel idiot il faisait... Il n'avait pas réussit à retenir ses pulsions de grand frère mais quant il avait découvert Maïlis à la place de Liz, il fut submergé par un mélange étrange de sentiment. Tout d'abords il se sentait décalé par rapport à la réalité une donnée lui échappait et il ne comprenait pas vraiment ce qui c'était passé... Il se sentait aussi relativement gêné du comportement qu'il avait eu avec la jeune femme, après tout elle ne lui avait pas demander son aide et lui il avait agit sans demander son avis à la principal intéressé. Du coup il avait l'impression d'avoir un peu abusé d'elle mais il n'arrivait pas à le regretter... Il avait aimé prendre soins d'elle et par ce simple geste il se sentait encore un peu humain.
Le désolé était sorti tout seul, tel une évidence face à son comportement de petit dictateur.
Il soupira et s'assit enfin aux côtés de sa camarade, ses jambes se balançaient dans le vide et ses pieds touchaient doucement la surface de l'eau. Il fouilla dans la poche interne de sa cape et il en sorti un mouchoir étonnamment blanc... C'était un beau carré de tissu et sa propreté était assez étonnante quant on regardait l'était général du jeune homme. De son pouce il caressa un des coins, le seul qui était brodé... D'un W entrelacé dans un L.
Sans vraiment y réfléchir il s'entendit prononcer...
"Hum c'est une bonne idée... Mais il ne me semble pas que je me sois excusé ni que je t'ais dit que tu me causais du souci... Je t'ais juste dit que j'était désolé... Désolé de t'avoir soigner sans ton autorisation..." Puis il tendit le mouchoir blanc à Maïlis. "Mais je te conseil de mettre ça sur ton pied car sinon la plaie risque de s'infecter, surtout si tu marche pied nu ou si tu remet tes chaussures." Elle semblait hésiter à le prendre et du coup il le posa entre eu deux.
Ezekiel continuait à regarder devant lui, la nuit tombait sur le parc qui était devenu calme, aussi calme que le jeune homme... C'était vraiment fou la facilité qu'il avait de passer d'un état d'âme à l'autre.
Ainsi elle avait deviné qu'il avait pensé à une autre... Elle était très forte et un instant Ezekiel eu peur qu'elle soit Légiment. *Non, si c'était le cas elle serait parti en courrant... Loin de toi, loin du monstre...* Il fut tenté de nier, de lui dire qu'il ne voyait pas de quoi elle parlait mais cela aurait été un affront à l'intelligence de la petite créature et il ne pouvait ce permettre de daigner l'existence de Lizy. Il ne pouvait se le permettre, au nom du respect qu'il avait pour ces deux êtres exceptionnel. *Oui, elles sont toutes les deux particulière... Lizy de par sa nature et les liens qui munissent à elle et Maïlis de par...* Il y avait pas mal de chose qui faisait qu'Eze avait une très grande opinion de sa petite fée et cela déroutait le jeune homme. Il tourna la tête et il croisa les yeux cristallins... Un regard tellement mure dans un corps si jeune... *Les apparences sont parfois trompeuse... Regarde toi...* Il détourna le regard et se penchant au dessus de l'eau, il observa son reflet. C'était la première fois qu'il se voyait depuis des mois et il fut atterré de ce qu'il découvrit... Il se redressa assez rapidement et il eu un rictus crispé.
Pendant ce temps Maïlis avait continué de discuter et malgré son agitation et ses réflexions perso Ezekiel l'avait écouté mais le jeune homme tiqua sur les dernières remarques de sa compagne.
"Je ne peux pas m'excuser d'être ce que je suis, j'arrive seulement à le regretter... Et tu as parfaitement de droit de me remercier d'être là mais je te remets en garde contre moi petite fée... Si les créatures de la lumière fréquente trop celle de l'obscurité elles risquent d'être terni et sali par ce lien impur..." Ezekiel n'avait encoure jamais philosophé en présence de Maïlis et pour tout dire le grand philosophe qu'il était avait disparu depuis au moins 5 mois. Un sourire étrange éclaira son visage, il avait presque oublié le bien que cela faisait. "Je voulais aussi en revenir à ta question. Elle n'est pas indiscrète et je désir y répondre... C'était peut être déplacé de ma part mais..." *Comment le dire allé, affronte des penne et tes douleurs. * " Enfin je songeais à Liz, elle me manque cela fait plusieurs semaines que je ne lui ai pas donné de nouvelle et je me demandais si elle allait bien..." Ezekiel avait toujours été au petit soins pour sa soeurette puis se souvenant qu'il n'avait pas vraiment expliqué qui était Lizy, il se reprit. "C'est ma petite soeur et presque ma seule famille. " Enfin qui veuille bien de lui... réalisant soudain ce qu'il avait dit il ce mit à bafouiller. "Pas que je te prenne pour elle.... NON... C'est différant... très différant... C'est juste que c'est la seule fille dont j'ais prit soins et du coup c'était étrange et ... Enfin ..." Oui comment ce sortir de là il ne le savait pas et du coup il posa un regard perdu et désolé sur sa petite fée sans ailes.

"Où sont tes chaussures ? Je vais les faire venir."

Voici une façon judicieuse et lâche de terminer son espèce d'explication peu claire et hésitante. Le jeune homme avait toujours détester passer pour un idiot et la il avait l'impression que c'était le cas.


Dernière édition par Ezekiel Waldemar le Ven 5 Sep - 19:39, édité 1 fois
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Maïlis Hargreaves

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MessageSujet: Re: Un jeudi à St James's Park (Pour Ezekiel)   Jeu 4 Sep - 20:19

Alors qu'elle argumentait sur les spécificités de leur promesse, elle remarqua qu'Ezekiel cherchait quelque chose dans le fin fond de l'une de ses poches. Elle n'y porta pas plus d'attention que cela et se concentra sur la réponse qu'il lui formula. Le timbre de sa voix était redevenu doux, comme du velours, et elle se sentait fondre. Elle dut admettre qu'il avait raison, il ne s'était pas excusé, il avait juste été désolé…

« Tu as raison… » Murmura-t-elle faiblement « Juste désolé… »

Etre désolé signifiait simplement être attristé, peiné… mais pourquoi était-il affligé de lui porter secours ? Pensait-il sincèrement qu'elle avait mal pris ses intentions ? Puis, elle se redressa légèrement, sa tête quitta le sommet de ses genoux lorsqu'il lui tendit un mouchoir.

Maïlis regarda le carré de tissu soigneusement plié et d'un blanc immaculé qu'il déposa sur le sol. Il avait certainement pris son étonnement pour une hésitation. Peut-être s'imaginait-il qu'elle non plus, ne souhaitait pas avoir un contact direct avec lui. Peut-être pensait-il qu'elle avait été refroidie par son tempérament aussi inconstant que la lune.

Elle poursuivit alors son petit questionnement tout en tendant la main pour récupérer l'étoffe. Puis, elle observa le jeune homme, qui contemplait d'un air absent le paysage qui lui faisait face, tout en tentant de se rattraper aux branches, en expliquant qu'il n'était pas forcé de lui répondre, trouvant que finalement, sa curiosité était mal venue. Subrepticement, elle porta le mouchoir près de son visage et ferma les yeux. Elle inhala l'odeur qui s'en dégageait pour tenter d'identifier la senteur enivrante qui lui parvenait depuis qu'elle le tenait entre ses doigts. Tout comme son père, l'enfant avait un odorat très développé et il en était de même pour l'ouïe. Ce n'était pas un parfum qui s'en dégageait… c'était son odeur… son essence…

Ne voulant pas qu'il s'aperçoive de cela, elle éloigna le dit objet pour l'examiner et remarqua les broderies faites à la main sur l'un des angles. Elle reporta alors son attention sur Ezekiel qui venait de lui lancer un vague regard avant de reprendre la parole. Il semblait avoir été interpellé par l'une de ses remarques et elle craignait de l'avoir offensé par sa curiosité mal placée.

Mais contre toute attente, le jeune homme se lança dans un discours rempli de sous-entendus, qui lui donna le vertige. Il y avait parmi ses propos des messages cachés qui laissant entendre qu'ils feraient mieux de couper les ponts illico presto. Et puis, il y eut « Liz », dans un premier temps, le cerveau de Maïlis lui envoya un signal d'alarme. Il y avait une femme dans son cœur. Qui était-elle ?

Puis, la réponse vint d'elle-même. Il s'agissait de sa sœur… La comparaison avec cette dernière prit immédiatement le dessus sur la prestation philosophique ou l'étonnement de découvrir qui il s'était imaginé soigner. Elle se sentit soudain faiblir et tomber de très haut car ses craintes étaient fondées, elle avait vu juste, il voyait en elle une enfant, une petite sœur, qu'il fallait protéger et…

Elle allait conclure « et rien de plus » quand il s'exclama un « non » furibond qui la fit sursauté et qui contrebalança alors son raisonnement. Elle n'arrivait pas à tout suivre, les pièces du puzzle se mettaient dans un ordre aléatoire et elle devait trier pour tout bien replacer. Il ne la prenait pas pour Liz ? Sa sœur… Devait-elle s'en réjouir ? C'était différent mais différent en quoi ? Elle en avait le tournis et sa question suivante la dérouta.

« Mes chaussures… » Balbutia-t-elle.

Elle resta un moment interdit, ne sachant quoi répondre, les idées, les révélations, les sous-entendus s'entrechoquant dans son crâne. Puis, comme si elle se tirait d'un lourd sommeil, émergeant d'un brouillard épais, elle pointa le doigt vers la rive de gauche et lâcha un vague « là » qui mourut sur le bout de ses lèvres.

Elle le regarda, cogitant sur ce qu'elle devait dire ou devait faire. Elle ne pouvait décemment pas s'enfermer dans un mutisme maintenant. Il avait perdu toute trace d'aigreur et affichait à présent un air gêné… Pourquoi ? Son cœur battait à tout rompre et son cerveau semblait en ébullition. Il en avait dit tellement mais si peu à la fois. Alors qu'il dirigeait sa baguette vers la direction qu'elle pointait toujours avec son index, elle déclara.

« J'ai décidé que ça n'avait pas d'importance… »

Ezekiel se stoppa dans son geste, eut un regard incrédule dans sa direction. Elle ne parlait pas de ses chaussures, cela allait de soit, et elle serrait entre ses doigts fins le mouchoir aux initiales W et L, certainement pour Liz Waldemar.

« Nous avons tous notre part d'obscurité » Lâcha-t-elle alors d'une voix pleine d'émotion.

Et pour le coup, elle en savait long sur la question, il ne fallait pas chercher loin pour trouver des origines plus qu'obscures dans sa famille. Sa mère, à elle seule, était un fléau qui avait évincé tous les Tieva à cause d'une malédiction et pourtant… elle était une mère aimante.

« Et tous notre part de lumière. »

Elle releva ses yeux vers lui, détachant son regard du tissu blanc, ils étaient durs et paradoxalement tendres.

« Tout le monde est capable de faire le bien et le mal… voir le bien ou le mal »

La maison de Serpentard n'accueillait-elle pas les pires mages noirs que le monde ait connus ? N'avaient-ils tous pas eu le choix de leur destiné ? Faire le bien ou le mal ? Ces enseignements fondamentaux que nous inculquent nos parents et qui font toute la différence ? L'enfant laissé seul n'a certes pas de repères, comme Adam perdu dans l'Eden, il peut donc fauter... mais celui qui a des attaches, qui a reçu des principes, peut départager le bien du mal.

« Ce que tu es, ce que tu penses être, ce que tu peux ou non me faire… n'ont pas d'importance… » Ajouta-t-elle avec un regard perçant qu'elle soutenait sans faiblir.

« Tu… tu pourrais être un monstre inhumain… ça me serait égal… » Sa voix mourut, étouffée par une monté d'émotivité qu'elle n'arrivait pas à maîtriser. Elle baissa alors les yeux… gênée. Pour elle, il n'avait rien d'un vil personnage, il n'était pas méchant, ni calculateur et en quoi pouvait-il être dangereux ? Se voyait-il comme obscure à cause d'un comportement désobligeant ? D'une parole fâcheuse ? D'un geste qu'il regrettait ?

« Peut-être… peut-être que mon attitude désinvolte te dérange, peut-être penses-tu que je suis sotte et que je ne comprends pas tes propos, tes recommandations mais… »

Elle hésita et se mordit la lèvre inférieure.

« Même si c'est une erreur… » Commença-t-elle avec des accents de tristesse.

« J'aimerai que l'on se revoit… et que l'on partage d'autres moments ensemble... Et... Je brillerai pour deux si tu as peur que l'obscurité ne me ternisse... »

Elle espérait que lui ne percevrait pas les faiblesses de sa voix. Peut-être trouverait-il cela très puéril et trop sentimentaliste. Après tout, elle agissait d'une manière étrange, elle ne se reconnaissait pas elle-même… ces relents d'émotivité pouvaient paraître bien niais à un jeune homme de son âge. Surtout que les propos étaient formulés par une « gamine ». Car pour le moment, quel statut avait-elle ? Si ce n'est quelque chose de proche de Liz mais de différent quand même… Et bien oui, Liz, au moins, il l'aimait… car elle était sa sœur. Mais elle… Elle n'était rien… Elle réalisa alors que ses propos étaient absurdes même s'ils étaient sincères…

Elle se trouvait bien présomptueuse, bien entreprenante. Le silence s'installa, la détresse qui s'emparait d'elle ne s'estompait pas. Malgré la nuit qui gagnait du terrain, la perspective de le laisser et de peut-être ne plus jamais le revoir l'angoissait. S'il ne revenait pas à Poudlard ? Elle avait envisagé qu'il était peut-être en fuite… qu'il avait peut-être fugué de sa demeure familiale alors peut-être fuirait-il le collège ? Et s'il y retournait… peut-être l'ignorait-il ?

Qu'elle était sotte ! Qu'est-ce qui lui avait pris de lâcher tout cela ? Les yeux rivés sur le mouchoir, elle était au bord des larmes et le chagrin menaçait de la submerger. Toutefois, elle luttait pour ne pas que cela puisse se voir ou pire… se produire. « Ô non ! Je ne pleurerai pas ! Je ne suis pas une pisseuse écervelée moi ! » Pensa-t-elle avec fermeté.

Elle se fouetta intérieurement, ravala ses larmoiements puérils et redressa la tête. Elle aurait dut se taire, elle avait tout gâché et maintenant, elle ne voulait qu'une chose, qu'il parle. Elle voulait entendre sa voix. Serait-il fâché ? Ou amusé ? Se moquerait-il d'elle ? Reperdrait-elle le preux chevalier pour gagner le jeune homme froid et hostile ?

« Parle-moi… » Supplia-t-elle alors.

Devait-elle à son tour être désolée ? En tout cas, elle était peinée de ne pas avoir pu réprimer ses émotions qui s'étaient matérialisées à l'oral par une expansion émotive, un peu trop emprunte de vérité. Assurément… elle ne saurait jamais lui mentir.
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Ezekiel Waldemar

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MessageSujet: Re: Un jeudi à St James's Park (Pour Ezekiel)   Ven 5 Sep - 23:17

Un silence lourd et gêné c'était installé. Ezekiel s'en voulait d'avoir aborder le sujet de Lizy, elle n'avait rien demandé et il valait mieux qu'elle reste loin des soucis de se monde car elle était trop fragile... En même temps on a beau fuir, la réalité finie toujours par nous rattraper. Maïlis s'emblait perturbé par les révélations du jeune homme mais il ne pouvait pas faire autrement, il ne voulait pas mentir à la jeune fille, il n'avait jamais aimer le mensonge et il le supportait encore moins maintenant. Agatha lui avait menti durant presque 12 ans, de longues années où il avait ignoré sa véritable nature ainsi que celle de son père. *Non j'aimais je ne mentirais... Dissimuler la vérité oui, car certaines personnes ne sont pas prête à l'entendre.* Et encore c'était bien ce que ça grand mère avait fait car en y réfléchissant elle n'avait jamais vraiment mentit, juste atténuer certain fait.
Quant enfin Maïlis parla, Eze sorti un peu la tête des ses réflexions et il regarda dans la direction qu'elle indiquait.
Il lui semblait voir la paire de chausse. Il ne savait pas si c'était une illusion ou pas mais à il avait l'impression que sa vision, notamment dans les lieux sombres, c'était amélioré cet été. Il se détendit un peu et il commença à lever sa baguette en direction de la cible quant...
Il stoppa nette son geste...
Et incrédule il tourna son regard en direction de sa camarade. *Quoi ? Pourquoi n'ont elles pas d'importance ? Mais, elle a mal aux pieds et de toute façon je ne lui laisse pas le choix.* Il ne comprenait pas où elle voulait en venir et alors qu'il s'apprêtait à terminer son sort, Maïlis eu une réflexion qui laissa sans voix le Poufsouffle.
Il essaya de la détailler de façon plus précise. Il est vrai que pour l'instant il n'avait vu en elle que douceur, joie de vivre et une maturité assez rare... Il en avait presque oublié la maison qu'elle fréquentait. *Mouhais mais les maisons finalement ça ne veux pas dire grand chose...Regarde toi et regarde la maison que tu fréquente...* Certes Ezekiel n'avait pas toujours été ainsi et jusqu'au mois d'avril il était encore pleinement un pouffy. Pour en revenir à Maïlis, il se demandait quel trait de caractère chez elle faisait qu'elle avait rejoint la maison vert et argent. *C'est peut être une fille déterminée, une ambitieuse qui ne laissera personne ce mettre au travers de son chemin...* C'était sûrement cela car il avait beaucoup de mal à imaginer les autres caractéristiques chez elle mais peut être se trompait il. Indécis Ezekiel continuait de prêter oreille aux dires de la jeune femme. Il était d'accord avec elle sur le fait que le monde était fait d'opposition mais lui, son problème était relativement différant. Certes il était capable de faire le bien comme le mal mais il savait aussi que plus le bien que l'on fait est grand et plus le mal sera destructeur...
Cette pensée lui fit tourner la tête et il eu comme un vertige. Il aurait voulu fuir cette discussion, partir et ne plus songer à tout cela... Mais les yeux cristallins le clouaient sur place, le même regard qu'Agatha, sûr et rassurant. Maïlis croyait en son beau discourt et elle tenait à le faire savoir au jeune homme? Face à se regard Ezekiel se senti plus jeune et moins mature qu'elle, il ne voyait plus l'âge physique mais il arrivait à sentir la maturité mental et tel un papillon de nuit qui se brûle les ailes sur la bougie, il n'arrivait pas à détourné son regard et il souffrait. Elle était entrain de mettre le doigt sur une vérité douloureuse et Ezekiel n'arrivait plus à réfléchir. Sa détresse et son malaise attendirent leurs paroxysmes au moment où elle lui dit que même s'il était un monstre inhumain cela lui était égal.
Il eu envie de hurler et il détourna le regard... Comment pouvait elle dire ça, savait elle seulement de quoi elle parlait car les belles paroles font souvent pâle figure devant l'ampleur de la vérité... Lui même il c'était imaginé plus fort que cela mais en même temps il n'avait jamais comprit... Et voilà que maintenant, alors qu'il lui avait recommandé de partir, elle voulait le revoir et qu'ils partagent certaines choses... N'avait elle rien comprit ou était elle plus têtu qu'il ne le pensait. En même temps elle avait presque vu juste et se regard, ses yeux si intense et si dur à soutenir. Elle possédait une véritable force intérieure et elle voulait utiliser cela pour l'aider lui... Pour éclairer les bas fond dans les quels il sombrait, elle disait vouloir se battre avec lui contre les forces obscurs mais elle ne le connaissait même pas. Elle ignorait tout de celui qu'il était et si elle avait put lire dans ses pensée elle serait peut être parti en courant.
Ezekiel était touché en plein coeur, ébranlé par cette créature et il ne savait plus quoi faire. Il restait, les jambes dans le vide et les mains crispée sur le bord du pond... Il ne savait même plus à quel moment il avait attrapé le rebord et le sang avait du mal à circuler jusqu'au bout de ses doigts... Il avait mal mais en même temps grâce à la souffrance il savait qu'il était toujours en vie.
Une brise fraîche se leva et vient caresser le visage d'Ezekiel, il prit alors conscience qu'il avait les joues humides. Des larmes silencieuse et douloureuse avait glissé sur ses joues. Heureusement qu'il faisait de plus en plus sombre car il n'aurait pas aimé qu'elle aperçoive de se détaille.
Il devait partir, il ne pouvait pas l'entraîner dans son monde, il ne pouvait pas la laisser se rabaisser pour lui. Elle était promise à faire de grande chose, Ezekiel en était certain car très peu de personne avait la même étincelle de vie qu'elle. Oui elle aurait certainement put l'aider, d'ailleurs elle l'avait aider ce soir car grâce à elle il avait réussit à refaire surface. Il avait pu sortir la tête de l'eau et prendre une bouffé d'oxygène, la vie était entrain d'essayer de s'agripper au jeune homme et une partie d'Ezekiel tentait de se raccrocher à cette lueur de lumière qu'elle lui avait apporté. Mais il ne pouvait pas la laisser faire, elle ne devait pas... Il ne devait pas, *Non tu ne peut pas prendre de son énergie vital pour survivre, soit tu sombre par toi même soit tu survit.... mais je te laisserais pas l'emporter avec toi dans tes cauchemars.*
« Parle-moi… »
Un flèche en plein coeur, une douleur acide qui le rongeait de l'intérieur... La détresse qu'il avait perçu lui déchirait les entrailles et il avait l'impression de son sang c'était figé en lui... Son coeur ne battait plus mais avait il toujours un coeur? Il avait l'impression d'étouffer mais en même temps il avait l'impression que l'air le fuyait. Son monde s'écroulait petit a petit... *NON...nononnnnn pas encore... bat toi...* Il sentait l'autre revenir à la charge, sa froideur et sa rage s'insinuait en lui. *NON pas se soir je ne veux plus... pas aujourd'hui...* Il devait faire quelque chose car sinon il sentait qu'il allait reprendre pied... Mais quoi, fuir... partir en courant loin de Maïlis. Il avait déjà agi ainsi avec Agatha et conclusion il avait passé 6 semaines en vivant tel une ombre.... *NON* Pas ce soir, il ne voulait pas, il était trop fatigué et il savait que la prochaine fois il aurait plus de mal à revenir... Il avait l'impression que plus le monstre prenait le pouvoir et plus Ezekiel devenait faible... S'il voulait laisser une chance à se dernier il ne devait pas se laisser faire.
Dans le silence lourd et pesant qui c'était installé un craquement étrange retenti... Dans sa détresse Eze avait crispé encore plus les mains et ses articulations avaient toutes craqués en même temps. La douleur le ramena à la réalité et un grondement sourd lui échappa.
"Maïlis..." La voix était faible et elle laissait perler une pointe de douleur. Le jeune homme était vraiment fatigué mais il savait aussi que le combat ne faisait que commencer.
Il ne savait pas quoi dire, il ne savait plus quoi penser... Il ne savait même plus se qu'il voulait. Oui il voulait fuir, oui il ne voulait pas l'entraîner avec lui... Mais en même temps il ne voulait pas resombrer...
"Il faut que... Enfin... je voudrais... C'est d'accord." Il n'avait pas été très claire mais en même temps lui même ne savait pas très bien s'il pouvait se permettre une telle chose. Il devait fuir, alors pourquoi faire ça... Il savait que le mieux pour elle c'était qu'il disparaisse de sa vie.
"Tu ne peux pas briller pour moi... Tu dois t'occuper de toi en premier... Car dans la vie si l'on ne prend pas soin de soit personne ne pourra vraiment le faire à notre place." Oui, il ne pouvait pas lui demander ça, il n'était pas assez monstrueux pour. Un soupir lourd lui échappa, avait il seulement le droit de faire ce qu'il s'apprêtait à faire ? Il ne savait plus trop mais il ne pouvait aller à l'encontre de ses envies. C'est donc avec une voix timide et douce qu'il reprit.
"Mais je veux bien te recroiser et repasser de tel instant avec toi... Tu es magique." Oui, elle détenait une magie étrange et rare, celle d'apprivoiser les bêtes sauvages et en sa présence Ezekiel se sentait vivant. Il ne savait pas si il avait le droit de lui demander cela mais en même temps c'était elle qui en avait fait la demande.
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Maïlis Hargreaves

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MessageSujet: Re: Un jeudi à St James's Park (Pour Ezekiel)   Sam 6 Sep - 19:50

Maïlis n’osait plus bouger, le mutisme du jeune homme l’inquiétait et son cœur palpitait avec tellement de force qu’il en devenait douloureux. Devait-elle s’excuser ? Devant-elle lui demander de ne pas prendre en compte ses derniers mots ? Elle avait les yeux rivés sur lui et ses lèvres se mirent à trembler quand elle voulut reprendre la parole mais à ce moment là, Ezekiel prononça son prénom. Elle cessa de respirer et ne cilla plus.

Les secondes qui suivirent prirent des allures de bagne… Elles étaient longues et désagréables. Puis, Ezekiel balbutia quelques mots, rien de bien concret, des ébauches de phrases en vrac qui devaient certainement se mettre difficilement en ordre dans son esprit. « Il faut que quoi ? » se demanda-t-elle « que j’arrête ? » Elle pinça les lèvres « Tu voudrais quoi ? » poursuivit-elle sans son esprit « que je m’en aille ? »
Elle baissa les yeux vers le sol et hésita à se boucher les oreilles avec les mains pour ne pas entendre la suite. Mais elle était paralysée, elle ne pouvait faire aucun geste et les mots qui suivirent, firent perler une larme sur sa joue d'opaline.

« Merci... » Souffla-t-elle difficilement.

Elle suffoqua, réalisant soudain qu’elle avait cessé de respirer depuis trop longtemps, elle eut dut mal à reprendre son souffle et déglutit avec difficulté. Ezekiel poursuivait, ses phrases devenaient plus cohérentes et il reprenait l’argumentation de la jeune fille pour la démantibuler et tenter de la convaincre que finalement, ce choix n’était pas judicieux mais qu'il l'acceptait mais qu’en gros, elle devait penser à elle avant de penser à lui.

Mais à quoi bon penser à soi quand votre esprit ne peut penser qu’à l’autre ?

Toutefois, Maïlis sentit une vague de soulagement la submerger quand Ezekiel accepta qu’ils se revoient et qu’ils puissent passer à nouveau du temps ensemble. Finalement, avec cette accord, il acceptait qu’ils tentent d’écrire quelques aventures de leur vie l’un avec l’autre. Aventure qui pourrait prendre bien des formes… l’avenir n’est pas figé… Amitié, amour ou haine… qui vivrait verrait.

Elle était « magique » voilà l’adjectif qu’il avait utilisé pour la qualifier… Vu le ton qu’il avait employé, elle en déduit qu’elle était une « bonne » magie… de celle qui fond du bien. Et lui… pouvait-il s’imaginer qu’il était « son étincelle » ? Malgré tout, une partie de la réponse du jeune homme ne lui plu pas. Elle était peut-être tatillonne mais elle ne pouvait pas en rester là.

« Je pense… que tu te trompes sur une chose » déclara-t-elle alors en fronçant les sourcils.

« La vie… ne vaut pas la peine d’être vécue si c’est pour la traverser égoïstement en se regardant le nombril. »

Ses parents l’avaient compris bien tard et avaient toujours souhaité lui inculquer cela… il ne fallait pas être égocentrique, n’aimer que soit et ne prendre soin que de sa personne. Depuis qu’ils s’étaient trouvés, ils vivaient l’un pour l’autre et tous les deux pour elle. Alors, si ses parents s’occupaient d’elle ? Qui s’occupait d’Ezekiel pour qu’il puisse penser, qu’elle, Maïlis, ne doive pas s’intéresser à son sort et croire qu’il était seul à devoir s’occuper de lui ?

« Il y a toujours des gens qui prennent soin de nous… si ce ne sont pas nos parents, se sont nos amis… si ce ne sont pas nos amis, ce sont nos amours… si ce ne sont pas nos amours… alors nous sombrons dans le désarrois car nous somme seuls… Seul face à nous-même… Seul face à nos démons et nos craintes. »

Elle affichait un air résolu en disant cela puis elle tenta de se lever sans poser son pied à terre. Quand l’exercice périlleux fut réussi, elle resta en équilibre, tenant fermement le mouchoir dans sa main, n’ayant pas le souhait de s’en servir comme d’un bandage.

« Mais… je ne t’imposerai pas ma vision des choses… Je ne suis pas comme cela. »

Elle regarda autour d’elle rapidement et reposa son regard océan sur lui, maintenant son équilibre précaire grâce à ses bras et quelques petits mouvements du buste.

« Alors surtout, ne m’impose pas ce que je dois faire et ce que je peux faire… Car si je veux briller pour toi et pour moi… je le ferai bon gré, mal gré. »

Elle inspira fortement et rajouta.

« Toutefois, si tu es convaincu qu’on ne doive prendre soin de soi, que par nos propres moyens… pourquoi m’avoir soigné ? Pourquoi m’avoir aidé ? Ne devrais-tu pas ne t’occuper que de toi et me laisser me débrouiller par mes propres moyens ? »

Elle l’interrogea du regard.

« Fait ce que je dis… et pas ce que je fais ? C’est cela que tu veux me faire comprendre ? Et bien non… moi aussi je veux être là pour toi… »

Cette confession lui enflamma les joues. Elle commença à sautiller sur place et à se déplacer à cloche-pied vers l’autre bout du pont pour rejoindre la rive gauche. Son visage avait un air contrarié et elle semblait déterminée.

« Je vais chercher mes chaussures » lança-t-elle à la cantonade.

« Seule ! » Rajouta-t-elle fermement.

« Comme cela… Je prends soin de moi… égoïstement… même si » elle perdit l’équilibre et se stoppa pour ne pas tomber, battant des bras de manière erratique.

Lorsqu’elle se stabilisa, elle pivota la tête et le regarda, il n’avait pas intérêt à se moquer d’elle pour cette scène franchement ridicule.

« Même si… je suis certaine que tu t’en chargerais parfaitement… »

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Ezekiel Waldemar

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MessageSujet: Re: Un jeudi à St James's Park (Pour Ezekiel)   Dim 7 Sep - 23:47

Ezekiel était un peu mal à l'aise car il avait pensé tout haut ça dernière phrase mais il ne fit rien pour la démentir... Il le pensait et c'était le principal alors si elle voulait se moquer ou autre, il était près. En même temps il savait pertinemment que cela n'était pas son style. Tout énervement ou mauvaise humeur du jeune homme avait fondu comme neige au soleil et cela faisait un bien fou. Il était reconnaissant à la jeune fille de ce qu'elle avait fait pour lui et il avait rarement vu de petite créature avec autant de force de caractère... Enfin c'est ce qu'il pensait avant qu'elle ne prenne la parole.
Maïlis avait le don de captiver le grand blaireau, tout chez elle était remarquable et un cour instant il ce demanda si il n'était pas fou... *Oui, tu pourrait très bien être comme ta mère et t'inventer un monde imaginaire... Tu pourrais bien avoir imaginer Maïlis comme les enfants s'inventent des êtres imagière.* Il se retient de rire de sa propre remarque aberrante et il écouta ce qu'elle avait à dire.
Comme toujours elle faisait mouche. Elle avait raison, de plus pour avancer loin il faut regarder le plus loin possible... Alors quant on a les yeux sur son nombril on fini forcément par chuter car on ne vois pas les obstacles arriver. Elle avait dit cela pour répondre au fait qu'il voulait qu'elle prenne soin d'elle avant lui... En fait si il lui avait demander ça c'était avant toute chose pour la protéger mais comment pouvait elle savoir... Il aurait pu lui dire mais elle ne l'aurait pas écouté. Ezekeil était entrain de discuter avec la créature la plus têtu et obstiné qu'il soit mais il ne c'était pas encore rendu compte de l'énormité de la chose.
Prendre soin des autres... La grande passion secrète d'Ezekiel Waldemar. Il existe des gens qui sont ainsi alors qu'il commence à marcher ou à parler ils veulent déjà prendre soins de leur maman, de leurs entourages. Un petit sourire se dessina sur ses lèvres. Agatha lui avait dit qu'elle l'avait rencontré alors qu'il n'avait que 5 ans et à cet âge là et du haut de ses trois pommes il essayait d'aider sa maman malade... La vieille femme eu pitié et elle les recueilli quant quelque mois plus tard Lizy arriva dans sa vie, Eze ce fit la promesse de veiller sur elle et il fut un grand frère protecteur et aimant... ce qu'il était encore il y a peut de temps. *Mais ce n'est pas fini ma puce... Je vais revenir.* Puis à Poudlard il c'était rapproché de Kelly quant il c'était rendu compte qu'elle avait besoin d'aide... *Mais en fait c'était une baratineuse plus qu'autre chose.* Un goût amer lui passa dans la bouche. Il y avait eu Emy aussi, il avait essayé de lui remonter le moral et de lui donner des conseils pour retrouver son père. *Des conseils fort peu utile d'ailleurs...* Puis tel une cerise sur le gâteau il y avait eu l'intrigante Maïlis. Il l'avait sauvé d'une chut qui aurait pu être catastrophique et ce soir il l'avait soigné... Ezekiel aimait aidez les siens mais pourquoi cela était il aussi important pour lui. Il senti son estomac se noué comme à chaque fois qu'il abordait le sujet et il ne voulait pas y penser, pas maintenant alors que tout allait si bien. L'enfant blessé qui était en lui ne voulait entendre raison et faisant comme si de rien était il continuait de suivre le beau discourt de la jeune fille.
Savait elle seulement qu'elle avait mit le doigt sur une des vérités de l'insaisissable Poufsouffle ?
Afin de ne plus avoir mal, l'enfant qui était en lui se réfugia dans son cocon de coton... Un lieu sûr et tranquille où régnait une fée du logis nommé Agatha, la seule personne qui avait prit soin du petit garçon qu'il avait été... Mais aujourd'hui le cocon était un peu différant il y avait un élément en plus. Une nouvelle personne tentait de faire une percé et elle était sur le poins d'y arriver...
Quant il l'entendit dire qu'il ne fallait pas lui imposer un choix un autre sourire étira ses lèvres fines, elle était presque plus têtu que sa vieille mamy et c'était pas peu dire. Puis il fut dérouté par ses questions, il aurait presque souhaité qu'elle continu dans sa lancé car il aimait l'écouter déblatérer sur un sujet qui lui tenait à coeur elle était tellement passionné et sur d'elle.
*Pourquoi l'ai je aidez ? La laisser seule avec ses soucis... * Cette pensée semblait incohérente pour le jeune homme et du coup il lui rendit son regard interrogateur na sachant pas quoi répondre... Et il fut un peu abasourdi par la suite des propos de la jeune créature. Sûr un ton s'en appel elle lui déclara qu'elle voulait être là pour lui. Une boule c'était formé dans la gorge du jeune homme et il détourna les yeux en même temps qu'elle, sa température corporelle avait augmenté légèrement et les joues lui brûlaient. Il était tétanisé par ses sentiments et il ne savait plus quoi dire ni faire. Heureusement elle prit la décision d'aller chercher ses chaussures seules et il la laissa s'éloigner avec soulagement. C'était étrange d'avoir à la fois envie de serrer une personne dans ses bras et d'avoir en même temps envie de disparaître et d'être loin d'elle. Le jeune homme ayant peur de dire ou de faire une bêtise n'osait prononcer un mot et de toute façon il lui semblait qu'il n'avait pas son mot à dire. Il aurait eu beau protester où la retenir elle n'en aurait fait qu'a sa tête et du coup il la suivi discrètement du regard essayant de reprendre ses esprits. Maïlis avait plongé sa proie dans une espèce de transe étrange et Eze avait l'impression de flotter dans une substance visqueuse. Il se sentait balourd, empoté et limite un peu euphorique... *Que t'arrive t'il mon vieux... C'est comme si tu étais drogué ou je ne sais quoi. Et reprend toi.* Il observait la petite créature têtu s'éloigner et quant elle manqua de prendre l'équilibre, un sourire franc et railleur éclaira son visage. Certes elle était très têtue et sûrement même plus que la vieille folle mais Eze tenait aussi de sa grand mère adoptive.
Certes elle voulait allez chercher ses chaussures seule mais lui pouvait très bien l'aider un peu. Sans qu'elle s'en rende compte, il pointa discrètement sa baguette dans la direction des chausses et il les déplaça... Les rapprochant du lieu où elle se trouvait. Il espérait qu'elle ne s'en rendrait pas compte mais en même temps elle était très maligne et du coup il avait peu d'espoir. *Mais quoi je suis pas aller les chercher à sa place et moi aussi je suis têtu miss je ne vous laisse pas le choix.* Une lueur d'ironie brillait dans ses yeux sombre et il se releva.
"Oui, je pourrais très bien m'en charger et t'éviter tout ce cinéma... mais en même temps c'est tellement plus dôle de te voir galérer..." Il c'était rapproché du bord du pond et il marqua une pose, il voulait la rejoindre mais elle lui avait dit qu'elle préférait y aller seule.
"Du coup je vais rester dernière à te regarder te trémousser." Il aurait pu essayer de répondre aux questions de la jeune femme mais ses dernières le perturbaient et finalement il ne savait pas si elle souhaitait une réponse où pas.
" Mais je te rassure… Tu te débrouilles très bien et je ne me moque pas… même si tu en a l’impression." Non juste un peu… mais après tout elle lui avait rendu le sourire et l’envie de plaisanter alors qu’elle ne s’en prenne qu’a elle-même.
" Fait vite quant même car je n’aime pas discuter alors que mon interlocuteur est loin… Donc il faudrait soit que je me taise… " *Et ainsi tu pourrait éviter de dire des bêtises.* " Soit que je te rejoigne… mais tu m’as bien fait comprendre que tu n’y tenait pas." Bien qu’il aurait pu lui aussi jouer le têtu et il sourit en songeant au petit sortilège qu’il avait utilisé pour l’aider contre son grès.
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Maïlis Hargreaves

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MessageSujet: Re: Un jeudi à St James's Park (Pour Ezekiel)   Lun 8 Sep - 21:20

Maïlis lança à Ezekiel un regard furibond quand celui-ci lui répondit, qu'il était plus amusant de la voir ramer pour se rendre jusqu'à ses chaussures, que de l’aider. Elle affichait une moue boudeuse et ne releva pas sa plaisanterie, reprenant ses sauts à cloche-pied.

Puis, elle s'arrêta à nouveau, sans poser pied à terre, et se tourna vers lui pour le fixer en plissant les sourcils. Bien sûre que si, il se moquait ! Et en plus, il l'affichait sans gêne. Elle prit un air courroucé mais au fond d'elle, elle brûlait d'allégresse de le voir soudain si souriant et joyeux.

Tournant la tête, elle chercha du regard ses chaussures et elle les vit avancer lentement vers elle. Un sourire en coin, elle couvrit en quelques bons de sauterelle la distance qui la séparait de ces ballerines.

« Non mais... tu crois que je suis aveugle... » Persifla-t-elle. « J'ai bien vu mes chaussures léviter ! »

Elle attrapa sa première chaussure et l'enfila aisément, la seconde fut plus délicate, son pied était encore meurtri et elle ne se résolut pas à utiliser le beau mouchoir comme bandage de fortune. Elle l'enfila donc doucement, fronçant le nez et gardant un flot d'insanités au fond de sa gorge.

Maïlis lança alors un regard, où se mêlait toujours bougonnerie et tendresse, à Ezekiel, qui se tenait debout sur le pont. Maintenant qu'il était un peu plus loin d'elle, son cœur avait repris un rythme presque normal, malgré la course qu'elle venait de faire. Elle avait aussi les idées plus claires loin de sa présence enivrante. Les dernières paroles du jeune homme flottaient encore dans l'air et un sourire finit par se dessiner sur les lèvres de la jeune fille.

Assise dans l'herbe, elle l'observait sagement. Son visage était souriant, doux et l'expression de fureur, qu’il avait affiché au début de leur rencontre, avait laissé place à une certaine sérénité. Était-elle vraiment magique ? Ou l’était-elle juste pour lui ? « Ne te tais pas » pensa-t-elle « continue de me bercer avec ta voix et vient près de moi… » Voilà ce qu’elle aurait aimé lui dire mais elle s’en abstenue. Elle en avait suffisamment dit pour aujourd’hui.

Elle se remit sur ses pieds et refit le chemin à l'envers. Elle arriva sur le bord du pont et hésita un instant à franchir les quelques pas qui les séparaient. La nuit était maintenant tombée, il faisait noir et seuls les réverbères les éclairaient. Maïlis était persuadée qu'elle serait sévèrement réprimandée lorsqu’elle irait rejoindre ses grands-parents mais elle aurait voulu pousser encore plus longuement leur rencontre et se moquait bien des conséquences.

Elle s'approcha en boitillant du jeune homme. Elle tenait dans sa main gauche le mouchoir. Elle le serrait avec une telle vigueur que même une tornade n'aurait pu lui arracher. Elle le fixa avec ses yeux clairs, un peu plus brillants qu'à l'habitude et pleins d'émotion. Elle se hissa sur la pointe des pieds, son cœur s'emballa sauvagement, et de sa main libre agrippa le haut de la cape du Poufsouffle. Elle tira dessus avec douceur mais vigueur et le contraignit à se pencher vers elle.

Il était bien plus grand que la « petite fée ». Elle n'avait donc aucun autre recours que celui-là, pour qu'il se mette à sa hauteur. Puis, se donnant une légère impulsion du bout des orteils, elle se grandit encore de quelques centimètres, esquivant une grimace de douleur, avant de lui déposer un chaste baiser sur le coin des lèvres.

Son cœur loupa un battement, peut-être bien deux, à moins qu'il ne cessa de battre totalement puisqu'elle avait oublié de respirer. Elle crut qu'elle allait défaillir mais se ressaisit. Un faible « merci pour tout » s'échappa de son souffle saccadé, lorsqu'elle reprit sa respiration.

Elle reposa les pieds à terre, relâcha la pression de ses doigts crispés sur la cape, afin de la relâcher, et recula imperceptiblement. Au loin, une voix d'homme raisonna.

« Maïlis ?! »

Son cœur battait fort, trop fort, elle fixait Ezekiel et ne savait quoi faire. Son élan de tendresse avait été plus fort que sa raison. Elle commençait à en avoir assez que sa raison ne prenne pas le dessus... Certes tout était resté très pieux mais peut-être avait-elle dépassée une limite ? Elle pivota légèrement, sa main droite glissant lentement le long de la cape du jeune homme pour rejoindre sa position initiale. Elle était prête à fuir… De peur que le jeune homme ne la charrie, de peur de voir une réaction négative surgir du Poufsouffle.

Se pinçant les lèvres, elle se redressa alors en direction de l'appel et lança d'une voix forte mais qui tremblait :

« Je suis là papi ! J'arrive ! »

Elle ne les voyait pas, elle ne savait pas où ils étaient. Ils avaient certainement utilisé un sortilège pour amplifier leur voix et étaient restés sur le banc pour ne pas la manquer, si elle était revenue à l'heure. Elle se risqua alors à un regard vers le Poufsouffle, les joues rosées, le souffle court. Ce n'était qu'un simple baiser, voir même qu’une simple bise, rien de bien compromettant, même si elle avait eu l'audace de le placer non loin de ses lèvres. Il pouvait le prendre comme bon lui semblait mais pour elle, cette initiative nouvelle était comme une révélation.

Elle tenta de dire quelque chose mais rien ne franchit la barrière de ses lèvres, elle baissa alors le visage vers le sol, attendant sa réaction avec appréhension.
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MessageSujet: Re: Un jeudi à St James's Park (Pour Ezekiel)   Mar 9 Sep - 22:15

Un mince sourire ne quittait plus ses lèvres. L'obscurité tombait peut à peut sur eux mais il n'avait aucun mal à la voir sautiller pour rejoindre ses chaussures. Il appréhendait un peu sa réaction au coup de pouce qu'il lui avait donné mais quant elle daigna enfin parler, il se retient d'éclater de rire. "Ce n'est pas de ma faute si les ballerines d'une petite sorcière ont décidé de rejoindre leurs propriétaire..." Il avait murmuré pour lui même, ne désirant pas mentir à la petite fée.
Alors qu'elle c'était éloigné de lui les idées du jeune homme c'étaient éclairci et il inspira profondément l'air frais de cette soirée de fin août. Il se sentait incroyablement bien et serein. Lui, qui avait apprit à apprécier l'instant présent sans se soucier du lendemain, profitait pleinement de ces instants magiques. Ce soir elle lui avait apporter un souffle nouveau et il avait réussit à resurgir de son renfermement. Il envisageait déjà de retourner voir Lizy et Agatha avant d'aller à Poudlard... Poudlard... Oui, il y retournerait. La vie de fugitif était certes pratique un temps mais il y avait d'autre chose à voir et a faire... Après tout la vie lui souriait alors autant qu'il lui sourit lui aussi.
En songeant à cela il sourit à la jeune fille qui revenait vers lui. Grâce à elle il avait envie de faire des efforts, elle lui avait rappelé ses priorités et il devait arrêter de se morfondre sur son sort... Certes il savait qu'il aurait un peu de mal à supporter les autres mais qu'importe.
Alors que Maïlis se rapprochait doucement son coeur se sera un peu, il aimait la proximité de cette petite créature magique et il était seulement entrain d'en prendre conscience. Alors qu'elle était de plus en plus porche, il était de plus en plus immobile comme si le moindre geste brusque aurait pu effacer cette illusion. Au moment où délicatement elle s'accrocha à sa cape le monde cessa de tourner et il eu l'impression qu'elle les avait tout deux plonger dans un bulle. Il était incapable d'agir, déchiré entre l'envie de fuir et celle de la prendre dans ses bras. Quant elle tira sur sa cape il ne pu que abdiqué et tel un automate il se pencha vers elle. Son parfum enivra ses sens et quant les douces lèvres l'effleurèrent il manqua de perdre l'équilibre. *Mais...mais...* Il était perdu il aurait aimé éviter un tel contact mais en même temps il eu envie de la serrer dans ses bras et de l'embrasser tendrement. Une vive douleur lui vrilla l'estomac et il se redressa doucement. *Pourquoi? Pourquoi n'était il pas parti quant il le pouvait encore... Allait-elle elle aussi se moquer de lui? Oui, elle en rigolerait sûrement avec sa camarade justine.* Quel idiot il faisait de se laisser ainsi faire pas les filles... Mais en même temps il était incapable de repousser Maïlis, il l'aurait voulu mais quelque choses l'en empêchait, elle l'avait ébloui et cela dés leurs rencontres.
« Maïlis ?! »
Une voix grave et étonnamment forte le fit sortir de son étrange torpeur. C'était sûrement le grand père de la jeune femme qui s'inquiétait. Quant il senti sa petite main lâcher prise il fut à la fois soulager et déçu... Il savait qu'il devait dire quelque chose, faire un truc, agir quoi... Mais surtout arrêter de rester tel un grand dadet.
Elle se détourna D'Ezekiel pour pouvoir répondre. Il sentait que leurs rencontre touchait à sa fin et il aurait presque envie qu'elle ne reparte pas. Quelle reste avec lui ici et toute la nuit, il avait peur de se retrouver de nouveau seul dans ce monde obscure et dangereux... L'univers de la rue.
Il avait un peu honte de son attitude, alors qu'elle avait agit lui était incapable de se décider mais après tout peut être était ce une erreur ? Elle avait sûrement loupé son coup et en réalité elle visait seulement la joue. Comment une aussi belle créature pourrait elle être intéressé par un monstre froid et hostile. *Tu me fais pitié... Arrête de raconter des bêtise et agit sinon elle va partir et toi tu n'aura pas bouger le petit doigt.*
Elle c'était un peu écarté de lui et elle regardait ses pieds, en la détaillant un peu mieux il vit qu'elle tenait toujours son mouchoir dans sa petite main blanche... Elle semblait si fragile ainsi et cela contrastait avec l'assurance et la force qu'elle avait montré juste avant. Ce détaille le fit sortir de son mutisme et d'un petit pas il se retrouva derrière elle.
"Merci à toi... Mais j'espère que personne ne te reprochera ton escapade nocturne..." Faisant alors fit de sa raison il ce laissa aller et il posa doucement sa grande paluche sur son épaule frêle. Le contact lui procura une sensation étrange et agréable. "En tout les cas pour moi ça été un moment magique et..." Il la fit alors pivoter avec douceur et de sa main libre il lui attrapa le menton... Il posa sur elle un regard fiévreux et il lui sourit timidement. Il se sentait tout chamboulé par se qu'il faisait mais il ne voulait plus réfléchir. "J'espère vraiment que j'aurais l'honneur de te recroiser très rapidement. J'aurais presque envie de te dire de rester mais ils doivent être inquiet." Il lâcha le petit menton pour passer tendrement ses doigts dans les cheveux fins, les remettant ainsi derrière les oreilles. "Tu pense qu'il vaut mieux que je t'accompagne où je te laisse les affronter seul..." Il songea soudain qu'il ferait peut être plus peur au grand parents qu'autres choses. "Mais je ne sais pas si c'est une bonne idées." Il n'avait pas envie de la laisser partir mais il savait qu'il le devait. Alors contre toute attente il passa sa main derrière la petite tête, il l'approcha de son torse et il l'enlaça tendrement avant de s'écarter rapidement d'elle.
*Non mais tu te crois où Waldemar? Tu joues à quoi là.*
La réalité était rapidement retombé et s'en voulait de ses gestes irréfléchis... Il fit trois pas en arrière afin qu'elle ne puisse l'attraper où le frapper.
"Il vaut mieux que tu parte les retrouver ils doivent être mort d'inquiétude." Il fit encore deux pas et s'arrêta à une distance qu'il estimait raisonnable.

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Maïlis Hargreaves

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MessageSujet: Re: Un jeudi à St James's Park (Pour Ezekiel)   Jeu 11 Sep - 1:09

Maïlis cherchait des yeux un trou de souris où elle aurait pu se cacher. « Par la barbe de Dumbledore… qu'est-ce que je viens de faire ?! » pensait-elle sans relâche. Peut-être aurait-elle dû partir en courant ou sauter dans la rivière pour se cacher dans les bas fonds et s'éloigner de son absurde élan de tendresse. « La honte » songea-t-elle. « Il doit penser que je déraille complètement. ». Ezekiel devait être ahuri qu'une gamine, à peine plus âgée que sa propre sœur, vienne lui voler un baiser de manière si théâtrale et tellement puérile. Elle se fustigea intérieurement et se maudissait d'être si gourde.

Puis, il brisa le silence lourd qui venait de s'installer en la remerciant doucement et lui tendit une perche en changeant de sujet. Elle pouvait dès à présent prendre un air innocent et passer outre ce qu'elle venait de faire mais ses lèvres étaient scotchées et elle n'arrivait pas à plaider sa cause à grands coups de « Ce n'est pas grave ! » ou encore « Je m’en remettrai de ma punition, si punition il y a ! » voir même « Ca valait le coup de toute manière ! » Non. Rien… Pas un mot n'arrivait à franchir la barrière hermétique de ses lèvres.

Lorsque la main d'Ezekiel se posa sur son épaule, son estomac se tortilla et son pouls s'affola une fois de plus. Le reste de ses paroles eut pour effet de lui couper le souffle alors qu'il la faisait pivoter avec douceur. La main libre du jeune homme se plaça délicatement sur son menton. Elle ne bronchait pas. La douceur de ses doigts la fit vibrer et dans le gouffre de ses émotions, elle ignorait si elle devait avoir peur ou être rassurée.

Son regard était différent. Ses yeux d'ordinaire sombres semblaient s'enflammer d'une étrange lumière et Maïlis n'arrivait pas à décrypter ce qu'elle signifiait. Son sang battait dans ses veines avec fureur et elle aurait voulu être capable de ralentir sa course mais les tentatives étaient vaines… elle était emplie d'émotions qu'elle ne pouvait maîtriser et ce, même si elle y consacrait toutes ses forces. D'ailleurs, ses forces la fuyaient et pour la première fois de sa courte existence, la jeune Serpentard se sentit faible et vulnérable. La sensation était étrange mais pas forcément déplaisante.

Toutefois, elle se demandait pourquoi elle n'arrivait pas à articuler ses mots et ses phrases ? Elle aussi aurait souhaité lui dire qu'elle avait une grande hâte de le revoir, qu'elle aurait aimé rester encore avec lui et qu'elle s'en fichait éperdument que ses grands-parents s'inquiètent et la cherchent… Mais il n'y avait rien à faire. Elle était incapable de s'exprimer. Doucement, il dégagea sa main et ses longs doigts frôlèrent la joue de la jeune fille. Il tentait de dompter une mèche de cheveux, qu'il glissa derrière son oreille.

Les bras de Maïlis retombèrent, inertes, le long de son corps, et elle resta figée. Elle ne bougea pas. Aucun danger d'ailleurs qu'elle bouge car elle était pétrifiée. Posément, sans jamais la quitter des yeux, il lui demanda s'il devait l'accompagner ou la laisser repartir seule. Les réponses restèrent une fois de plus coincées au fond de sa gorge. Et avant qu'elle ne puisse trouver la force de surmonter cette chute vertigineuse qu'elle était entrain de faire, il l'enlaça et la plaqua contre le lui. Elle en fut réduite à l'immobilité totale. Elle écoutait la respiration mesurée et les battements vigoureux du cœur d'Ezekiel et ressentait la lenteur délibérée de ses gestes qui l'effleuraient. Elle frissonna.

Lorsqu'il recula, Maïlis vacilla sur place et la phrase qui suivit ne parvient pas à pénétrer le brouillard qui obscurcissait son cerveau. Elle paraissait si frêle dans l'étau de ses bras, que loin d'eux, elle se sentait en danger. Prit de vertiges, elle aurait aimé se laisser aller contre lui mais à présent il était loin d'elle. Trop loin. Elle porta l’un de ses mains sur son front, dans un geste douloureux. Elle semblait fiévreuse. Sans réaliser ce qui se passait, elle se laissa tomber sur les genoux, la paume de sa main libre touchant le sol. Soudain, elle inspira profondément, comme si elle remontait à la surface de l’eau après une plongée en apnée, et elle piqua un fard.

« J'ai oublié de respirer… » Murmura-t-elle honteuse avant de relever les yeux vers Ezekiel et de comprendre l'absurdité de la situation.

Elle se pinça les lèvres, retenue un rire nerveux et baissa le regard pour examiner les lames de bois usées qui composaient le pont. Elles semblaient soudain très intéressantes et ses doigts en dessinèrent nerveusement les contours de la ramure. Ezekiel devait certainement la prendre pour une folle. Aucun doute là-dessus. Qui oublierait de respirer dans un moment pareil ? Il n'y avait qu'elle pour ce type d’idioties. Elle soupira fortement, le cœur lourd, et se demanda si elle oserait le regarder une dernière fois.

Comment avait-elle pu gâcher ce moment en oubliant de respirer ?! Elle arrêta ses mouvements nerveux et s’apprêta psychologiquement à se relever. Piteuse. Elle lui lança un regard quelque peu gêné, espérant qu'il ne se moque pas d'elle et croisant les doigts pour que son grand-père ne la relance pas immédiatement avec un nouveau message, plus virulent que le premier. D'ailleurs, avait-il entendu sa réponse ? Avait-il entendu qu’elle était encore dans le parc ? Non loin d'eux…

« Quel effet… » Souffla-t-elle alors.

Elle se mit à rire doucement, un petit rire qui sonnait comme une clochette. Elle espérait alléger son cœur ainsi que l’ambiance, préférant se moquer d’elle plutôt que de l’entendre lui, rire de sa maladresse et de son émotivité. Ses joues rosées contrastaient fortement avec son visage pale et ses yeux bleus semblaient aussi brillants que deux pierres précieuses. Son cœur continuait de n’en faire qu’à sa tête et des soubresauts agitaient par moment ses membres. Elle espérait que ce rire serait salvateur et lui donnerait l’énergie nécessaire pour passer outre ce fiasco et se relever dignement.
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Ezekiel Waldemar

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MessageSujet: Re: Un jeudi à St James's Park (Pour Ezekiel)   Jeu 11 Sep - 20:13

Malheureusement au moment où il s'arrêta il la vit fléchir et perdre l'équilibre. Sa première réaction fut de faire quelque pas en sa direction. Il aurait aimé se jeter vers elle la retenir dans sa chute, pouvoir lui éviter de dégringoler. Il était même inquiet d'une telle réaction et il se demanda si il lui avait fait mal... *Et voila encore une personne a qui tu ne fait aucun bien...*
Ezekiel s'était stoppé net dans son action et il n'arriva plus à faire le moindre geste, même son petit doigt refusait de lui obéir. Pour la Neme fois de la soirée il eu l'impression que le temps ralentissait sa course et il ne pouvait qu'être un spectateur de la scène qui ce déroulait sous ses yeux. Avait elle fait un malaise ? Etait elle souffrante ? Avait elle perd trop de sang ? Trop de question étrange lui passèrent en tête et il se sentait un peu dépassé par les événements. *Quant même si elle avait saigné autant tu t'en serais rendu compte...* Oui, il n'était pas aussi aveugle. *Mais alors comment n'as tu pas remarqué qu'elle n'allait pas bien.* Il essaya de chercher une maladie qui pourrait produire de tel effets mais il n'en trouva pas vraiment.
Elle respira enfin, semblant sortir d'un moment d'apnée assez intense. *Elle a peut être un souci cardiaque ou respiratoire ?* Cette profonde inspiration avait autant rassuré qu'effrayé le jeune homme. *Au moins si elle respire elle vit toujours... Mais quant même c'est pas normal d'inspirer aussi profondément.* Il avait penché la tête sur le coté et il la regardait avec insistance comme si elle allait encore lui sortir un lapin de son chapeau... Et effectivement ça réaction fut des plus étrange.
*Oublier de respirer ??? Mais pourquoi... C'est stupide.* Ben oui quant on passe trop de temps sans respirer on peut mourir. Quant elle avait parlé, Maïlis avait relevé la tête et elle avait plongé son regard cristallin dans le regard sombre et interrogateur du poufsouffle. Se contact visuel ne dura que très peu d'instant car assez rapidement elle baissa le regard mais pour Ezekeil cela lui fit l'effet d'une douche froide et il se sentait extrêmement bête d'être resté debout... Il n'avait même pas osé l'aider. Il était vraiment pitoyable, il se permettait de la prendre dans ses bras et ensuite il était incapable de la soutenir. Il était de nouveau perdu dans ses sentiments, prit entre l'envie de fuir et celle de lui porter secourt.
Mais au moment où le rire de la jeune fille raisonna il ne pu que faire un pas en avant... Comment trouver la force de se détourner d'elle? Comment réussir à la laisser derrière soit alors qu'elle avait peut être un problème ? Ezekiel en était incapable. Il fit alors encore un pas, aussi doucement qu'un prédateur il s'accroupi face à elle et d'un petit voix timide il s'entendit lui demander.
"Ca vas tu ne t'es pas fait mal... " Il reprit sa mimique interrogatrice, la tête penché sur le coté et le regard inquiet.
"C'est étrange de tomber ainsi... Tu devrais peut être aller à St Mangouste on sait jamais." Ezekiel n'avait pas comprit qu'il était la cause du malaise de la jeune fille et d'un coté peut être que pour l'instant c'était mieux ainsi car sinon il aurait peut être préférer fuir.
"C'est même bizarre... je pensais que tout le monde respirait sans y penser... Tu veux rester encore au sol ou je t'aide à te relever? " De l'inquiétude perlait un peu dans le fond de sa voix et il se baissa un peu plus afin d'être d'avoir son visage à hauteur de celui de sa petite protégé. Il voulait l'observer un peu mieux afin d'en savoir un peu plus sur son état mais il ne put détacher son regard de celui de Maïlis... Ces yeux étaient deux joyaux étincelant et Ezekiel ne pouvait s'empêcher de plonger dedans... Avait elle vraiment des pouvoir surnaturel, un court instant il se demanda si elle était totalement humaine...
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Maïlis Hargreaves

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MessageSujet: Re: Un jeudi à St James's Park (Pour Ezekiel)   Ven 12 Sep - 20:14

Maïlis le regarda fixement, interdite et décontenancée. Elle cligna des yeux d'un air ahuri devant la réaction du Poufsouffle. Il se moquait d'elle ? Ce n'était pas possible autrement… Elle secoua vivement la tête dans un geste de négation devant l’inquiétude du jeune homme et lui lança d'une voix qu'elle voulait rassurante et sûre.

« Non, je vais très bien c'est juste que… »

Devait-elle justifier les origines profondes de son malaise ? Ne s'en doutait-il pas ? Se jouait-il de son émotivité ? Ses yeux se firent songeurs, elle se posait de nombreuses questions et il était maintenant trop près d'elle pour que son raisonnement puisse prendre le pas sur ce qui agitait ses entrailles.

Il était accroupi, dans une posture décontractée mais animale. Son regard, était le même que celui d'un chaton qu'on vient de rabrouer et qui ne comprend pas pourquoi son maître a élevé la voix. Il avait une expression d'incompréhension qui se peignait sur son visage d'ange déchu et Maïlis réalisa qu'il ne simulait pas. Il ne comprenait réellement pas ce qui venait de se passer. Etait-il aveugle pour ne pas réaliser l'effet qu'il lui faisait ?

Lorsqu'Ezekiel lui dit qu'il pensait que tout le monde respirait sans y réfléchir, un sourire fendit le visage de la jeune fille, comme le soleil incendie les nuages. Elle se sentait confuse de la réaction excessive qu’elle avait eu mais elle n'y pouvait rien si elle perdait tout contrôle sur son corps quand il était attentif et affectueux avec elle. Elle se gratta l'arrière de la tête et se pinça les lèvres.

« Non… je peux me relever… » Lui répondit-elle alors.

Du moins, c'est ce qu'elle pensait avant qu'il ne se baisse un peu plus et qu'il s'approche de son visage. Il avait plongé son regard ténébreux dans le sien et tous deux semblaient à présent figés, comme pris au piège l'un de l'autre. Elle se sentait faiblir à nouveau mais s'interdit de sombrer. Elle crut qu'il allait bondir sur elle, elle se sentait piégé comme un gibier devant un prédateur et son cœur s'accéléra à nouveau.

« Tu… »
Balbutia-t-elle.

Elle avait la sensation que tout autour d'elle tournait. L'univers parut tanguer et s'incliner sur son axe et elle réalisa que c'était sa proximité qui l'enivrait ainsi. Elle se redressa légèrement pour s’écarter de lui. Elle comprit que si elle ne s'éloignait pas, elle allait devenir encore plus entreprenante et cela l'angoissait. Elle n'avait jamais vraiment porté attention aux garçons et ce que lui inspirait Ezekiel la terrifiait. Le rose lui tinta à nouveau les joues, elle s'imaginait parfaitement s'agripper à lui pour… pour l'embrasser. Elle déglutit difficilement et inspira fortement.

« Tu n'imagines pas… ce que tu déclenches en moi… » Avoua-t-elle finalement.

« Je suis to… »

Mais elle fut interrompue.

« MAÏLIS ! » Hurla la voix de son grand-père « Revient immédiatement au point de rendez-vous ! »

Elle grimaça et laissa échapper un « oups » amusé. La voix furibonde de son grand-père résonna dans tout le parc. Elle ne voulait pas passer pour une chose fragile et se redressa alors avec légèreté, telle une petite fée qui s'envolait. Elle se posta sur ses deux pieds et reconnut au fond d'elle, que si Ezekiel l'avait aidé à se mettre debout, elle n'aurait plus répondu de rien. Elle le fixait toujours avec attention puis elle lui tendit la main pour qu'il en fasse de même.

« Ca va barder… » L'informa-t-elle avec un air espiègle.

Elle était d'une nature heureuse et transportait cette joie de vivre avec elle, telle une aura qui contaminait quiconque se trouvait dans les parages. Elle ne voulait pas qu'il se fasse du souci, elle ne voulait pas non plus qu'il prenne peur à cause des sentiments qui l'agitait, alors elle prit sur elle-même.

« Mais ne t'inquiète pas… ce ne sera pas si terrible ! »

Elle attendit qu'il lui saisisse la main pour se relever et resta souriante tout en le regardant tendrement.

« MAÏLIS ?! »

Ses yeux roulèrent et se levèrent au ciel, elle souriait, elle n'avait que faire de ces appels, son sourire semblait alors intarissable.
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Ezekiel Waldemar

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MessageSujet: Re: Un jeudi à St James's Park (Pour Ezekiel)   Sam 13 Sep - 21:51

Il se laissait de nouveau emporter par son tourbillon complexe de sentiment contradictoire... Maïlis avait vraiment le don pour déstabiliser le jeune homme et il se sentait perdu et très fatigué. Oui, les épreuves qu'il avait traversé durant cet été l'avait épuisé. S'il voulait reprendre le dessus il devait se ressaisir et tenter de se reposer car il n'avait plus les idées claires. Il ne savait plus se qu'il voulait, il aurait aimer la repousser et l'ignorer mais il en était incapable. Grâce à elle il avait ré ouvert les yeux et il avait un peu peur de re sombrer si elle s'en allait. *Mais tu ne peux la garder près de toi en permanence et il faut que tu apprennes à te débrouiller seul... C'est ton combat pas le sien.*
Il savait qu'il devait apprendre à s'accepter totalement si il voulait évoluer mais pour l'instant il avait beaucoup de mal. De plus il avait peur d'être la cause du malaise de la jeune femme... *Arrête de dire des bêtise. Comment aurais pu lui faite mal ? En la serrant dans tes bras ? * Oui il avait peut être serré trop fort, après tout il avait du mal à contrôler sa force par moment...
Heureusement elle lui avait répondu qu'elle n'avait pas besoin d'aide car en fait il avait surtout proposer son soutien sous le coup de la panique mais ensuite en y réfléchissant il avait eu peur. Il se passait des choses étrange quant il la touchait alors autant essayer de garder ses distances... Enfin au moins jusqu'a se qu'il est put se reposer un peu.
Quant elle s'écarta de lui, il reprit conscience des choses qui l'entourait et la quittant enfin du regard il observa les alentours. Il devait apprendre à rester concentrer même quant elle était là, c'était juste une mesure de survit. On sait jamais des fois d'un danger surgisse à se moment. A moment où elle parla il ne saisit pas de suite les propos qu'elle tenait... Enfin disons plutôt qu'il ne voulait pas les comprendre. *Non elle n'a pas pu dire ça... C'est autre chose... peut être qu'elle se sent mal, qu'elle a envie de vomir à cause de l'odeur... C'est vrai quoi depuis quant remonte ta dernière douche ? Peut être a t'elle pitié de ton état... MAIS OUIIII c'est ça... Elle a oublier de respirer car tu puais mon vieux...*
« MAÏLIS ! » Hurla une voix masculine, intéronpant ainsi Eze dans ses réflexions. « Revient immédiatement au point de rendez-vous ! »
Il n'osa pas regarder la petite créature par ce qu'il avait honte de se qu'il venait de comprendre... Pas étonnant qu'elle n'ait pas besoin de lui pour se relever, qui aurait aimer toucher un clochard ?
Ses sens lui indiquèrent qu'elle c'était redressé mais il n'osait toujours pas la regarder, pour une des première fois de sa vit il se sentait honteux... Honteux et très sale... Il eu l'envie de plonger en entier dans un bac d'eau. *Oui et imagine ce que diraient Lizy et Agatha si elles te voyaient dans cette état.* Dans quelle situation ridicule c'était il encore mit, déjà qu'a Poudlard on se moquait de lui pour sa désagréable histoire avec Sanders et Lowey... *Pitoyable...*
Puis elle parla, Maïlis avait employé le ton de la plaisanterie et cela força le jeune homme à la regarder de nouveau.
Il perçu alors tout les contraste qu'il y avait entre eux deux... Elle était belle est lumineuse, lui il était monstrueux et étain... Elle était pleine de joie de vivre et son sourire semblait défier la nuit, lui il avait refusé le combat et il avait été emporté par ses démon... Elle semblait jeune et sereine, lui il se sentait vieux et méfiant... *Pourquoi ? Pourquoi est elle resté prêt de moi?* Ezekiel n'arrivait pas à saisir le pourquoi du comment et cela le mettait un peu mal à l'aise. Pour couronner le tout elle lui tendait la main. Faisant comme s"il ne l'avait pas vu il se releva de façon souple et rapide, faisant attention de garder une certaine distance avec elle... Il ne voulait pas qu'elle soit de nouveau incommodée par son odeur d'homme qui a vécu dans la rue.
« MAÏLIS ?! »
"Tu ferais bien d'y aller rapidement... je ne veux pas que tu ais encore plus de souci par ma faute." Il la regardait sans la voir et sa voix était de nouveau détachée et un peu plus froide qu'il ne l'aurait voulu. Il se sentait mal, a cause de lui elle avait inquiété sa famille, à cause de lui elle c'était fait mal et a cause de son odeur elle avait faillit tomber dans les pommes... *Bon arrête un peu de t'apitoyer sur ton sort mon vieux... Et puis qu’est ce que tu en as à foutre d'elle... Tu ne la connais presque pas.* Le sauvage avait refait surface, en faite Ezekiel était très fatigué par cette fin de journée étrange et il avait besoin de dormir pour avoir les idées claires.
"En tout les cas je te remercie de m'avoir aider..." Car mine de rien grâce à elle il avait un peu avancé dans son duel de titan. "Et... et..." Et quoi ? Il aurait voulu dire tellement de truc mais plus rien ne venait. " Et... j'espère que tu passera quant même une bonne soirée." Ok c'était nul, malheureusement il n'y arrivait plus et il ne pu retenir un bâillement. "Je crois que grâce à toi je vais enfin pouvoir dormir dans un lieu sûr cette nuit." Il ne s'attendait pas a ce qu'elle comprenne ses paroles, comment l'aurait elle put mais Ezekiel lui avait prit une décision. Celle de revenir au monde civilisé et pour la première fois depuis 6 semaine il avait envie de dormir dans un lit et dans une pièce close... *Ainsi tu pourra dormir sur tes deux oreilles.*
"Allez Zou princesse... Sinon ils risquent d'arriver ici et je ne pense pas qu'ils soient très heureux de te découvrir en ma sombre présence." Et qui c'est peut être que les grands parents de Maïlis pourraient la croire en danger et qu'ils tenteraient de la défendre.




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Maïlis Hargreaves

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MessageSujet: Re: Un jeudi à St James's Park (Pour Ezekiel)   Dim 14 Sep - 20:31

Lorsque son camarade se relava sans s’aider de la main tendue qu’elle lui offrait, elle regarda sa paume en grimaçant. Pensait-il qu’elle n’avait pas assez de force et de résistance pour l'aider à se relever ? Elle fit une petite moue boudeuse avant d’hausser les épaules. Cela ne faisait rien, les garçons avaient leur fierté et sûrement un « code d’honneur » qui leur interdisait d’être aidé par une fille.

Elle laissa donc retomber ses bras le long de son corps, faisant fi de la troisième sommation de son grand-père. « Punie pour punie, autant en profiter… » Pensa la jeune fille d’un air insouciant. Ezekiel reprit enfin la parole et lui intima le conseil de rejoindre rapidement ses grands-parents. Jusque là, il n’avait pas tord par contre, le fait qu’il se porte encore en fautif l’irrita, surtout qu’il avait lancé cela avec froideur.

« Ce n’est pas ta faute ! » Déclara-t-elle alors avec véhémence.

« Je te l’ai déjà dit… Je suis assez grande pour faire mes choix et prendre mes décisions… C’est moi qui me suis mise en retard car je voulais rester avec toi ! »

Est-ce que cette fois elle avait été claire ? Il était vraiment ennuyeux de le voir sauter du coq à l’âne avec ses émotions. D’être tantôt froid et distant, tantôt chaleureux et proche… Finalement, son sourire revint illuminer son visage à la suite de ces propos.

« Ma soirée sera bien fade maintenant » Avoua-t-elle en s’empourprant de nouveau.

Elle releva le visage vers lui et une lueur d’inquiétude traversa son regard. « Pouvoir dormir dans un lieu sûr ? » se dit-elle. Avait-elle raison ? Avait-il fugué ? Elle aurait aimé réitérer sa proposition, celle qu'il vienne manger avec ses grands-parents et elle, mais elle craignait qu’il ne le prenne mal. Il était si lunatique… Elle se ravisa donc et ajouta alors.

« D’accord… je vais y aller mais… Tu me promets qu’on se revoit à la rentrée ? »

Il y avait comme une demande solennelle et le sceau d’une promesse dans cette question. Elle se retenait d’ajouter une tonne de conditions supplémentaires… Elle aurait tellement aimé qu’il la reprenne dans ses bras et elle aurait tellement souhaité entendre à nouveau les battements de son cœur.

« Car ta présence n’a rien de sombre… Je te l’ai dit… Je brille pour deux… Tu étincelles du coup. »

Elle étouffa un petit rire amusé, ses yeux se plissèrent dans une mimique malicieuse. Elle avait toujours le mouchoir dans la main et n’avait pas l’intention de le lui rendre pour l’instant. Non... il était son passe-droit pour le revoir en septembre, si jamais il daignait finalement l’ignorer à leur retour au Collège.

Elle hésita un instant, se dandinant sur place, puis elle fit un pas dans sa direction. Elle regarda sa main blanche et fine et elle embrassa l’intérieur de ses doigts avec tendresse, comme si elle y déposait une affection sans limite. Et dans un geste vif, digne d’une attrapeuse, elle posa ses doigts fluets sur la bouche muette d’Ezekiel. Un baiser par procuration en somme. Elle ne voulait pas savoir ce qu’il adviendrait de ce geste, elle avait déjà été bien trop entreprenante.

« Au revoir Eze ! » psalmodia sa voix radieuse « On se revoit dans quelques jours ! »

Et elle passa à côté de lui en boitillant, traversant à bons pas le pont pour rejoindre l’autre rive. Son coeur battait la chamade et se serrait douloureusement eu fur et à mesure qu'elle s'éloignait de lui. Elle en était maintenant certaine... l'amour devait naitre en elle.
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MessageSujet: Re: Un jeudi à St James's Park (Pour Ezekiel)   Mer 24 Sep - 19:00

(HS: Désolé de faire court... Mais promit je me rattraperais à Poudlard. Wink )
Tout c'était passé trop vite... Décidément cette petite fée avait le don de dérégler tout l'univers du grand blaireau. Alors que par moment il avait l'impression que le temps était à l'arrêt, il avait aussi la sensation que tout lui échappait et il ne voulait pas la voir repartir.
IL se sentait tellement maladroit et si peu à sa place qu'il n'osait pas vraiment agir. Ne sachant plus quoi répondre aux phrases de sa créature magique, il ne dit rien. Ezekiel restait immobile et il n'arrivait plus à détacher son regard de la frêle silhouette, il vous graver cet instant dans sa mémoire et ainsi il pourrait si raccrocher quant il irait mal... Il avait eu si peut de bon moment ses derniers temps. Enfin de bon moment en temps qu'être humain car il faut quant même l'avouer l'expérience qu'il avait mené cet été avait, par certain cotés, été passionnante et il n'arrivait pas à regretter son choix.
Le jeune homme prenait conscience que pour réussir à avancer dans la vie il devait apprendre à vivre avec toutes ses personnalités et même si cela n'était pas simple ni agréable.
Le petit rire amusé de Maïlis lui fit retoucher terre et il ne comprit pas tout de suite ce qui se passait... Alors qui était toujours subjugué par la joie de vivre de sa compagne, il la vit s'approcher rapidement et avec un geste aussi léger et rapide que le battement d'ailes d'un papillon, elle déposa ses doigts sur les lèvres d'Eze.
L'univers du jeune homme se troubla et il fut prit d'une violente envie de l'enlacer et de l'emb... Refrénant ses ardeurs il fut prit d'un léger tremblement et il ferma les yeux un instant, non pas pour ne plus voir la jeune fille mais pour continuer d'imaginer ses doigts délicats sur lui.
Quant il la senti passer à coté de lui il fut prit d'un instant de panique, il ne voulait plus se retrouver seule face à lui même et il rouvrit rapidement les yeux. D'un mouvement souple et rapide il se retourna dans la direction de Maïlis. Déglutissant avec difficulté il dit d'un voix grave...
"Bonne soirée ma petite Fée... Promit... on se retrouve à Poudlard." Oh oui il avait envie de la revoir et étrangement il avait hâte et en même temps cela l'angoissait. Il fit quelque pas en arrière, reculant et s'éloignant de Maïlis mais sans la quitter des yeux.
Il avait envie de rajouter des choses, de continuer à lui parler mais rien ne venait.
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MessageSujet: Re: Un jeudi à St James's Park (Pour Ezekiel)   

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