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 Un jeudi à St James's Park (Pour Ezekiel)

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Maïlis Hargreaves

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MessageSujet: Un jeudi à St James's Park (Pour Ezekiel)   Ven 22 Aoû - 1:02

La troisième semaine du mois d’août avait été épouvantable, il n’y avait pas eu un seul jour sans pluie et Maïlis était restée coincée dans le Manoir Redfield à regarder lascivement par la fenêtre.

Pour passer le temps, depuis son retour de Grèce, la jeune fille échangeait de longs courriers avec Sélune, à propos de son mystérieux et preux chevalier qu’elle se languissait de retrouver à la rentrée. Les deux adolescentes réalisaient ainsi un magnifique roman épistolaire qui les laissait toutes deux rêveuses.

Le jeudi connut une accalmie et alors que Maïlis griffonnait le troisième parchemin de sa nouvelle lettre pour son amie, elle décida de convaincre sa grand-mère pour sortir sur Londres afin de s’aérer.

C’est donc vers 15h que Mary-Kate, accompagné de son époux Alexis, arriva avec sa petite fille unique et préférée à St James's Park. Afin de passer un minimum incognito parmi cette peuplade de moldus, qui avaient tous eux la même envie que l’enfant, les trois compères étaient passés par le métro. Ils s’étaient arrêtés à la station Victoria et se dirigeaient à pied vers le parc.

Mary-Kate était d’une beauté à couper le souffle. Malgré les années qui s’affichaient sur son visage, elle restait noble et impressionnante. Ses traits anglais, son visage fin et régulier, ses cheveux blonds parsemés de filaments argentés et ses yeux bleus, imposaient un respect naturel. Elle avait revêtue une magnifique robe qui lui donnait un air de grande dame mais qui faisait terriblement fin 18ème siècle. Son grand-père Alexis, quant à lui, était grand et brun avec des petits yeux en amande de couleur marron. Il semblait une personne éteinte à côté de son épouse mais était d’une gentillesse sans fin. Il avait revêtu une tenue qui ressemblait fortement à celle d’un golfeur et arborait une casquette étrange.

Lorsqu’ils pénétrèrent tous les trois dans le parc, Maïlis poussa une exclamation de joie et se mit à courir droit devant elle puis, elle s’arrêta nette avant de pivoter pour lancer un franc sourire à ses grands-parents. La jeune fille, aux cheveux de jais et aux yeux océans, regardait le parc avec une infinie douceur et une once de candeur. Ses yeux se baladaient sur tout ce qui bougeait et ses envies étaient nombreuses.

St James's Park est situé en plein cœur de Londres dans le quartier de la cité de Westminster, à l'est du palais de Buckingham et à l'ouest de Whitehall et Downing Street. C'est le plus vieux parc royal de Londres et s'étend sur 23 hectares. Authentique, ce parc dégage une atmosphère sereine et élégante. Au milieu, un petit lac doté de deux îles, la Duck Island ou encore l’île aux canards, qui sert de réserve de palmipèdes, et la West Island, se trouve enjamber par un pont.

C’est non loin de ce pont, que ses grands-parents décidèrent de s’installer sur un banc. Maïlis avait maintenant quartier libre mais elle avait pour consigne de ne pas trop s’éloigner. La première chose que la jeune fille fit, se fut de traverser le pont. Le lac était entre le Foreign Office et le palais de Buckingham et de là, on pouvait observer l'alignement d'arbres et de fontaines entre ces deux bâtiments. Puis, elle passa sur l’autre rive et s’approcha de la rive.

Elle se laissa tomber mollement sur l’herbe, au bord de l’eau, et observa une couvée de canards qui suivaient leur mère de près. Le vent jouait avec ses cheveux et chahutait sa robe de mousseline bleue. Les gens portaient instinctivement un regard attendri vers l’enfant qui dégageait une beauté un peu surnaturelle.

Un des canetons de détacha du groupe et Maïlis ne put résister à l’envie de s’en approcher, elle se hissa à quatre pattes vers la surface plane de l’eau, et tendit la main et appelant doucement la petite bête. L’animal, hésitant, approchait malgré tout, curieux de voir si dans cette petite main d’opaline se cachait où non un morceau de pain ou de croissant.
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Ezekiel Waldemar

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MessageSujet: Re: Un jeudi à St James's Park (Pour Ezekiel)   Ven 22 Aoû - 2:33

Le 22 Août... Déjà...
La rentrée arrivait à grand pas et Eze était encore plus déboussolé qu'au début des vacances. Il ne savait pas si il pouvait ce permettre de revenir à Poudlard maintenant qu'il connaissait une partie de la vérité.
Elle avait été assez dure à avaler et le goût de l'amertume restait en bouche. *Oui, mais ça aurait pu être plus douloureux encore... Tu ne t'en sort pas si mal finalement, enfin seulement si on essaye de regarder les bons cotés des choses...*
Afin de digérer le morceau, Eze avait passé ses vacances à vadrouiller. Il c'était d'abord rendu dans le chemin de traverse où il avait croisé de petit Potter et il avait fait une petite viré dans la célèbre et redoutable allée de embrume. Ca avait été la journée la plus agréable des vacances du Poufsouffle car ensuite il était rentré à la maison afin de s'expliquer avec Agatha... C'était la première fois qu'il y passait aussi peu de temps, le malaise avait été si grand qu'il avait préféré repartir un jour plus tard. *Pauvre petite LIzy d'amour c'est bien la plus plaindre dans cette histoire, elle était tellement triste de me voir repartir...*
En repensant à sa soeur, une larme coula le long de la joue d'Eze... Il s'en voulait tellement de lui faire de la penne, il avait envie de la retrouver, de la serrer dans ses bras et de l'emmener loin de la folie des hommes... *Et des créatures magiques..... Ouhais loin de moi justement...* D'autres larmes s'étaient mises à glisser le long du visage du poufsouffle, penser ainsi à Lizy lui faisait mal, très mal... Il avait l'impression de l'avoir trahi, d'être la cause du malheur familiale. Il ne pouvait plus regarder sa mère en face car maintenant il savait et par moment la vérité est plus atroce que le mensonge.
Afin de fuir cette réalité, Ezekiel avait fuit... Il avait vagabondé durant les 5 semaines qui avaient suivies et aujourd'hui, ces pas l'avaient mené dans un parc Londonien. Un très beau parc, très tranquille et agréable... Un lieu de paradis dans un monde de souffrance, un lieu de verdure dans une ville polluée...
Marcher l'aidait à ne pas réfléchir et il avançait d'un pas rapide et mesuré, ne faisant ni attention aux larmes qui avaient sillonnés son visage, ni au promeneur qui étaient obliger de s'écarté de son chemin... Ce qu'ils faisait très volontiers car Eze pouvait sembler limite effrayant ses cheveux était plus ébouriffé que jamais, ses yeux sombre et triste était aussi noire qu'une nuit sans lune et sa cape couleur Eben voletait derrière lui donnant ainsi au jeune homme une allure agressive. Il ne vit même pas l'étrange couple qui était installé sur un banc, il marchait droit devant lui, droit vers les pièces d’eaux.
Quant il arriva au bord du petit lac il s'arrêta, immobile et droit comme un I. Il bascula la tête en arrière regardant en direction du ciel et respirant un grand coup il ferma les yeux, essayant de reprendre ses esprits.
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Maïlis Hargreaves

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MessageSujet: Re: Un jeudi à St James's Park (Pour Ezekiel)   Ven 22 Aoû - 12:59

Le caneton s’approcha de plus en plus et donna un petit cou de bec sur la main de la jeune fille, celle-ci eu un petit rire discret mais suffisant pour que l’animal ne se recule. Maïlis s’approcha donc un peu plus du bord, tendant la main au-dessus de la surface miroitante de l’eau. Son reflet, déformer par les ondulations de l’eau, se dessinait sur la surface que ses pointes cheveux léchaient.

L’animal, ayant compris qu’il n’y avait rien à manger dans cette main amicale, s’éloigna pour rejoindre son groupe qui était maintenant à plusieurs mètres de la rive. La jeune fille abandonna donc ses tentatives en poussant un long soupire. Elle redressa alors la tête et son cœur chavira en un instant. Avait-elle une vision ? Le soleil d’août, aussi discret se faisait-il depuis le début du mois, avait-il cogné trop fortement sur sa petite tête de poupée ? Là, devant elle, se trouvait celui qui bouleversait son cœur et ses sens. Ce n’était pas possible… c’était comme-ci ses prières silencieuses de l’été avaient été entendues, comme-ci, le destin avait daigné lui offrir un cadeau avec une semaine d’avance.

La bouche légèrement entrouverte, toujours à quatre pattes, la jeune fille semblait figée dans le marbre. L’eau reflétait les maigres apparitions du soleil comme des diamants sur son visage, ses cheveux et sa robe étaient chahutés par le vent, l’herbe murmurait doucement via son froissement et tout ce qui était autre que nature et Ezekiel Valdemar avait disparu autour d’elle.

Elle se redressa alors d’un bond, prenant conscience que sa posture était des plus ridicules et ne voulant pas qu’il la voie ainsi. Elle bondit donc sur ses pieds mais la terre malléable du bord de l’eau s’effrita légèrement et une parcelle se détacha soudainement. Le pied droit de la jeune fille finit alors dans l’eau glacée et elle poussa une exclamation de surprise avant de ressortir son pied trempé. Elle regarda ses ballerines humides d’un mauvais œil et poussa un juron avant de retirer celle qui était mouillée et celle qui était sèche. Elle était maintenant pied nu sur l’herbe tendre qui lui filait entre les orteils.

Elle redressa son visage, ses cheveux soyeux encadrant son visage de nymphe. Ses yeux océans se posèrent sur l’objet de ses fantasmes et elle espérait qu’il n’ait rien vu de cette scène risible. Une chance pour elle, le jeune homme semblait à des lunes de ce qui se passait autour de lui. Elle s’apprêta à l’interpeller et à faire quelques mouvements de bras pour lui signifier sa présence mais elle se ravisa car le visage d’Ezekiel semblait grave… Il fixait la surface de l’eau avec un mélange d’amertume et de tristesse. Le cœur de la jeune fille se serra alors d’avantage dans sa poitrine mais ce n’était pas parce qu’il battait trop vite pour le preux chevalier mais parce qu’il ressentait son malaise, sa douleur, celle qui se peignait sur son visage d’ange, et il battait maintenant à l’unisson avec le cœur affligé du jeune homme.

Elle ne comprenait pas pourquoi, cette souffrance venait à elle comme une gifle violente et âpre. Dans son esprit, de nombreuses hypothèses se dessinaient sur les causes d’une telle affliction… Et celle qui dominait était la tragique scène du bal de fin d’année. Souffrait-il toujours de la traîtrise de Kelly Sanders ? Elle décida alors d’aller le rejoindre, jugeant que le héler n’avait rien de très glamour.

Elle laissa ses chaussures sur le bord de la rive opposée et partit en courant jusqu’au petit pont. La plante de ses pieds nus claquaient sur les lattes de bois, les gens la regardait passer en souriant. Un jeune garçon de quelques années son aîné, qui se trouvait sur la rempart avec sa petite amie, la suivit du regard, ce qui lui valut un coup de coude dans l’estomac et une réprimande de sa douce. Maïlis ne prenait pas garde aux gens qui l’observaient, elle courrait dans la direction d’Ezekiel sans faire attention. Ses cheveux volaient dans son dos, sa robe virevoltait et son regard ne se détachait pas de son objectif. Arrivée à quelques mètres, elle ralentit le pas puis se mis à marcher, le cœur battant à tout rompre, le souffle imperceptiblement plus rapide qu’à la normale.

Elle foulait l’herbe de ses petits pieds blancs avec grâce et élégance. Dans ce paysage verdoyant, sous les rayons du soleil, le visage radieux, elle ressemblait à une apparition divine. Elle se planta à quelques pas du jeune homme, les bras dans le dos, posture des jeunes héroïnes espiègles de ses romans victoriens. Sans faire le moindre bruit, elle inspira profondément pour se donner constance et s’apprêta à apostropher le jeune homme qui était de profil. Feignait-il de ne pas l’avoir remarqué ? Elle l’ignorait…
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MessageSujet: Re: Un jeudi à St James's Park (Pour Ezekiel)   Sam 23 Aoû - 1:39

L'air froid lui faisait du bien...
Cela vivifiait son corps et réveillait son âme. Le Jeune homme avait une allure limite surnaturelle. Le vent jouait dans ses cheveux, les aplatissant et les redressant à tour de rôle et sa cape claquait doucement autour de lui.
Il avait ré ouvert les yeux mais il ne voyait rien il ne faisait plus parti de la réalité qui l'entourait. Il n'était plus qu'une ombre. Voilà plusieurs semaines qu'il errait en Angleterre vivant au jour le jour sans se préoccuper du lendemain. Même les sons lui parvenaient atténués, il était totalement renfermé derrière une carapace et la réalité si percutait sans réussir à le toucher. Au loin un petit cris raisonna mais il n'y prêta aucune attention car il se perdait dans son propre cahot intérieur.
Le jeune homme n'avait jamais été autant déboussolé, depuis qu'il avait quitté le toit familiale il avait perdu tous ses points de repères et son âme ne trouvait plus de prise pour s'accrocher. Qu'auriez vous fait à sa place? Toutes ses craintes les plus atroce était confirmé... *Enfin non ça aurait pu être pire... Tu aurais pu être totalement l'un des leurs...*
Enfin bref, depuis que le jeune homme connaissait la vérité rien était plus pareil, il avait décider de prendre l'été pour réfléchir. Il ne savait pas vraiment se qu'il allait faire de sa vie. *Je pourrais faire comme lui et disparaître... Me volatiliser avant de faire du mal aux personnes que j'apprécie.* Oui l'idée était tentante mais à chaque fois qu'il y songeait une image l'en empêchait... Sa petite Lizy en larme le jours de son départ, il ne pouvait faire ça à sa soeur elle n'avait rien fait pour souffrir autant. *Et pourtant tu lui as tourné le dos... Tu es aussi lâche que l'autre traîtresse et que TON....*
Il se retourna brusquement car garce à son instinct il avait senti un être vivant approché et c'est en étant sur la défensive qu'il fit face à son adversaire. Aveuglé par les tourbillons de ses sentiments il ne reconnu pas tout de suite Maïlis et c'est un regard glacial et agressif qu'il posa sur la petite fée.
Ayant vécu dans des endroit assez louche depuis plusieurs semaines il avait apprit à être méfiant et dans la rue c'était la loi de la jungle... Il faut mordre avant d'être mordu. Il était prêt pour la bagarre alors si la créature était hostile, il l'affonderait.
Il ne bougea pas, attendant que l'autre se rapproche.
*Mais... mais...* Il mit quel instant à se rendre compte que le frêle personnage n'était pas de taille à lutter alors si il restait planté devant lui s'était probablement pour autre chose.
"Quoi?" Il avait plus grondé que parlé et quant enfin il retrouva une partie de ses esprit il réalisa l'erreur monstrueuse qu'il avait commise. *Décidément tu es encore plus lamentable que ce que j'avais imaginé... Mais au moins tu n'a pas sorti ta baguette.*
"Désolé je t'avais pas reconnu." Sa voix était plus froide qu'il le désirait mais il était tellement écoeuré par sa propre attitude qu'il fit même une grimace de dégoût.
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Maïlis Hargreaves

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MessageSujet: Re: Un jeudi à St James's Park (Pour Ezekiel)   Sam 23 Aoû - 14:18

Alors que Maïlis s’apprêtait à l’interpeller, Ezekiel se tourna vers elle vivement avec un regard sombre et lointain. Ce même regard qu'il avait eu lorsqu'il s'était perdu dans son for intérieur lors de leur première rencontre. Elle sursauta vivement quand sa voix tonna « quoi » et ses bras retombèrent le long de son corps. Son visage perdit de sa luminosité et son sourire s’effaça lentement. La suite des propos du jeune homme la déstabilisèrent quelque peu…

Elle l'avait dérangé, elle l'avait irrité et pour couronner le tout, il ne l'avait pas reconnu. Leur rencontre fugace n'avait donc rien représentée pour lui comme elle l'avait pensé sur le moment.

Gênée, elle baissa les yeux et balaya le sol du regard en espérant reprendre constance rapidement. La claque avait été plus violente que prévue. Elle avait pensé à tout sauf au fait qu'il l'avait totalement oublié et qu'elle n’était qu’un visage parmi tant d'autres à Poudlard.

Son coeur se sera plus douloureusement encore et elle déglutit avec difficulté. Toutefois, elle ne devait pas étaler son malaise devant lui, elle ne devait pas l’affliger avec cela, alors elle redressa la tête et le fixa un instant. Puis, ravalant sa fierté blessée de Serpentard, elle tenta un nouveau sourire qui était moins enjoué, même s'il restait aussi doux et naturel que le précédent. Car oui, malgré l'accueil froid du jeune homme, elle était heureuse de le revoir.

Elle balbutia alors une ébauche de réponse qui se voulait apaisante et qui avait pour but de lui retirer la faute, après tout, elle était arrivée furtivement à ses côtés sans s'annoncer… il était donc normal que cela l’ait surpris et énervé.

« Ce... Ce n'est pas grave... » Dit-elle avec une voix légèrement hésitante.

La froideur de la voix de son preux chevalier et son regard sombre et torturé lui poignardaient l’âme. Elle savait qu'elle n'était pas la cause de son trouble mais elle savait aussi qu'elle le dérangeait et que cela accentuait certainement son agacement ici présent. Il grimaça... était-il encore plus irrité qu'elle ne le pensait ? Même dans ses pires scénarios, elle n'avait pas envisagé qu'elle le dégoûtait à ce point. Peut-être espérait-il qu'avec l'été elle oublierait leur rencontre et la scène qu'ils avaient joué ensemble.

« ... nous… nous ne nous sommes vu qu'une fois... et... »

Et quoi ? Se demanda la jeune fille alors qu'elle sentait ses forces la lâcher et ses jambes tremblées. Son coeur lui faisait si mal qu'elle avait la sensation que les larmes allaient lui monter aux yeux. Mais n'était-ce pas déjà le cas ? Non... il ne fallait pas.

« ... je voulais juste te saluer... »

Elle se força à sourire et inclina la tête, le soleil éclairait son visage de poupée fragile et le vent faisait onduler sa longue chevelure de jais. Elle fit un geste de la main, comme lorsqu'on se salut d'un bout à l'autre du stade de Quidittch, et fit un pas en arrière en ajoutant.

« Et bien voilà qui est fait... J'espère que tu as passé de bonnes vacances et euh... enfin... on se reverra peut-être à la rentrée... »

Son souffle se coupa net, son coeur hurlait de douleur dans sa poitrine et elle apposa sa main levée dessus. Qu’est-ce qui lui arrivait ? Avait-elle trop idéalisé leur rencontre ? Avait-elle trop fantasmé sur leur retrouvaille ? Et maintenant que la réalité avait rattrapé ses rêves, elle se rendait compte que la vie n'était pas comme dans un roman. Elle avala à nouveau sa salive et fit demi-tour en lançant aussi joyeusement qu'elle le pouvait...

« Salut ! A plus tard ! »

Et elle s'apprêta à s'éloigner.

Elle aurait voulu courir mais n’en fit rien. La scène lui rappelait leur rencontre, son départ dans le couloir de divination, elle aurait tant voulu qu'il la retienne, qu'il l'appelle et là encore, cette espoir un peu fou criait en elle, se déchaînait, lui intimait l'ordre de ne pas partir, de ne pas jouer les héroïnes blessées qui gardent la tête haute en espérant que leur galant les retiendra.

Il avait l'air apeuré, perdu, triste et souffrant... son air bestial, d'animal apeuré et craintif ressortait encore plus fort que le jour du bal, et elle, elle se permettait de penser à la souffrance de son petit cœur d’adolescente niaise, de sa fierté tombée, de sa romance inexistante, avortée dans l'œuf de surcroît… tout cela au lieu de se soucier du fondement même de la douleur qui était en lui, en cet homme qui l'attirait pour une raison obscure qu'elle ne s'expliquait pas.

Ses pieds nus foulèrent l'herbe, des petits cailloux, qu'elle n’avait pas senti à l'allé tellement elle était heureuse, lui meurtrissaient maintenant la plante des pieds mais elle ne pouvait l'indisposer d'avantage, elle ne voulait pas jouer les filles exécrables qui viennent toujours tanner les autres avec des « qu'est-ce qui va pas ? Tu peux m'en parler si tu veux ? »
Non ! Maïlis n'était pas comme ça, elle savait écouter mais n'achalait pas les gens pour savoir les causes de leur mal-être. Elle ne prenait aucun plaisir à écouter le malheur d'autrui car elle ressentait leur peine et même si elle pouvait les aider à chercher une solution, elle préférait juste être une oreille attentive et présente, s'ils en faisaient la demande.
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Ezekiel Waldemar

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MessageSujet: Re: Un jeudi à St James's Park (Pour Ezekiel)   Sam 23 Aoû - 19:47

Le temps c'était suspendu... Tout autour d'Ezekiel et de Maïlis le monde n'existait plus, plus rien n'avait de constance pour le jeune homme si ce n'est ses sentiment et la petite fée. Si Eze pensait qu'il ne pouvait pas tomber plus bas et bien il c'était trompé...
Il n'osait plus rien faire, plus bouger et ne pas ouvrir la bouche, de peur de faire une bêtise. Le temps c'était arrêté et dans sa tête la tempête se déchaînait. Le silence perdurait, il savait qu'il devait dire autre chose mais il n'y arrivait pas. Ayant toujours été fidèle à lui même il était incapable de laisser de coter ses sentiments pour adopter un masque jovial et serein. Il ne savait pas jouer ce genre de comédie, il était entier et seul cela comptait pour lui.
Il savait qu'il avait fait mal à la petite Serpentard et du coup il était encore plus énervé après lui même.
*Tu n'es qu'un monstre... Une bête immonde qui sali tout ce qui t'approche...*
Il avait envie de fuir, de partir très loin de Maïlis, de lui dire de foutre le camp qu'elle ne devait pas l'approcher car il n'était qu'une créature malfaisante et qu'il allait la faire souffrir comme il avait blessé et déçu toute les personnes qui c'était accroché a lui. *Je suis désolé... Agatha je ne voulais pas te décevoir... Maman je ne voulais pas de rendre malade.... Lizy je n'ais jamais voulu t'abandonner...* Il avait envie de hurler la haine et la rage qu'il éprouvait pour lui même... Si il avait été un loup il aurait hurlé a la lune... Un cri déchirant, pénétrant...
« Ce... Ce n'est pas grave... »
Si c'était grave. Cela avait toujours été grave et le problème c'est que ça s'aggravait encore.
« ... nous… nous ne nous sommes vu qu'une fois... et... »
Oui mais il n'avait pas oublié... Elle avait été un des rares rayons de soleil de la fin de son année scolaire, alors comment l'oublier. Il se méprisait pour l'attitude qu'il avait avec elle encore une personne qui allait décevoir et à qui il allait faire mal. *A qui je fait mal... C'est maintenant qu'elle soufre.* Oui, même si le jeune homme avait perdu pied avec la réalité, il percevait tout de même de malaise et la penne de sa petite fée... Elle était tellement limpide pour lui. L'étincelle de joie dans ces beaux yeux cristallin avait disparu et par la faute de qui ? *Décidément tu a toujours tout faux.*
« ... je voulais juste te saluer... »
*Oh Maïlis... Pourquoi aujourd'hui... Pourquoi t'ais je recroiser alors que je ne suis plus qu'une ombre?* Il se sentait indigne, vous connaissez l'histoire de la belle et de la bête?... Et bien c'est exactement le film qui se déroulait au coeur du Poufsouffle. Elle qui était si pure, si belle, si pleine de vie, elle ne pourrait que perdre des plumes à vouloir être son ami. Il avait envie de lui dire de dégager, de fuir tant qu'elle pouvait... *Oui fuiez... Ne m'approchez plus...*
Comme si ils étaient connectés sur les mêmes ondes, elle fit un pas en arrière.
« Et bien voilà qui est fait... J'espère que tu as passé de bonnes vacances et euh... enfin... on se reverra peut-être à la rentrée... »
*NON... non je n'avais pas passé de bonne vacance...* Elles avait été les plus atroces de toute sa vie et il ne savait plus comment s'en sortir. Et non, il n'espérait pas revoir la petite fée... Il ne voulait même pas retourner à Poudlard. * Les monstres n'ont pas de place là bas... J'en suis un et je dois vivre avec. Qui sait le mal que je pourrait faire si j'y retournais.*
Pour tout vous dire, il était déchiré entre deux sentiments, entre deux envies, entre deux vies.
Elle s'était retournée, elle avait commencé à s'éloigner et Eze avait le coeur déchiré entre ses humeurs.
« Salut ! A plus tard ! »
"NON !" Cela avait plus été dit comme un ordre grondant que comme une demande. Mais pourquoi NON ? Même Eze ne le savait plus. Etait ce non pour le plus tard ? Etait ce parce qu'il ne voulait plus la voir ? Qu'il ne voulait plus voir personne ? Oui, il désirait être seul. Il ne voulait plus faire de mal et malheureusement chaque geste qu'il faisait il blessait une personne. Voila pourquoi il était partie loin d'Agatha, il ne voulait plus faire de mal à sa mère mais en agissant ainsi c'est sa petite soeur qu'il avait fait souffrir.
"Attend..." Sa voix c'était brisé. En voyant Maïlis s'éloigner sans se retourné, il avait revécu la scène de son départ et les images de sa petite Lizy l’avaient submergé. Il ressentait l'abandon qu'elle avait ressenti et le petit garçon Orphelin qui était tapi en lui c'était réveillé. Si il avait eu encore des larmes pour pleurer il aurait éclaté en sanglot mais son âme et son coeur étaient vides et secs.
La petite sorcière c'était immobilisé, mais elle tournait toujours le dos au grand blaireau.
"Ce n'est pas après toi que j'en ais. C'est jusque que j'ais... J'ais..." Bon alors comment résumer tout ça, pas simple... "J'ais passé de mauvaise vacances. De très mauvaises vacances." Oui, c'était le plus précis et le plus rapide des résumés. En fait, il n'avait pas envie qu'elle parte... Car à chaque pas qu'elle faisait il avait l'impression de re sombrer dans sa folie intérieur, plus elle s'éloignait et plus lui il retombait dans son délire psychosomatique.
Mais le petit garçon qui était en lui ce battait pour ne pas re sombrer, il avait réussit à faire une percée et il comptait bien remonter un peu la pente.
"Mais... Peux tu? ... Enfin... reste!"


Dernière édition par Ezekiel Waldemar le Dim 24 Aoû - 16:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un jeudi à St James's Park (Pour Ezekiel)   Sam 23 Aoû - 20:41

Maïlis avançait lentement, le cœur lourd, les pensées troubles… Une pierre lui entailla l’intérieur du pied et elle tituba sans tomber. Elle se pinça les lèvres et poursuivit son chemin mais soudain, son cœur cessa de battre.

Ezekiel venait de crier et un frisson parcourut son échine. Il avait hurlé « non » avec l’énergie du désespoir. Il y avait dans sa voix un mélange amer d’énervement, de rage et de souffrance.

Pourquoi avait-il crier non ? Ne voulait-il pas la revoir plus tard ? Ou ne voulait-il pas qu’elle s’en aille ? Les deux questions se répercutèrent dans la tête de la jeune fille jusqu’à lui donner le tournis. Puis, dans un souffle, il avait ajouter « attend » et là, les larmes montèrent aux yeux de Maïlis.

Quel droit avait-elle d’espérer ainsi qu’il la retienne ? Qui était-elle pour prier les cieux qu’il lui offre une chance de l’approcher ? Lui, dont l’âme semblait subir mille tortures, pourquoi voulait-elle tant se retrouver à ses côtés ?

Maïlis ne bougeait pas, elle n’avait plus la force de faire un pas de plus et pas le courage de se retourner. Son cœur s’était remis à battre mais chaque pulsation était une douloureuse mélodie. Puis, elle écarquilla les yeux, il se justifiait ? Pourquoi se justifiait-il ? Il n’avait pas à le faire !

La jeune fille déglutit lentement, autour d’eux, la vie semblait s’être arrêtée et Maïlis avait l’impression qu’ils étaient seuls au milieu de Saint James’s Park… Pourtant, au loin, un groupe d’enfants jouaient bruyamment au ballon, un couple marchait main dans la main sur l’allée de terre, une fille faisait un footing, un homme lisait le Times sur un banc… tous continuaient leur histoire, chacun de leur côté, et Ezekiel et elle, vivaient là leur… intense et troublante.

Lorsqu’il prononça le mot « reste » une larme roula sur sa joue d’opaline et d’un revers du poignet, elle essuya ses yeux et inspira fortement pour reprendre pied. Elle avait tellement espéré ce mot en juin dernier qu’elle eut du mal à croire qu’il l’avait prononcé.

Jamais Maïlis n’aurait pu imaginer, que ce soit dans ses longues lettres à Sélune et même dans ses rêves les plus fous, que leurs retrouvailles eurent une telle puissance… Car il y avait dans leur échange bien plus que de la cordialité… mais ce qui donnait tant de poids à cette rencontre, était la souffrance de l’un et les espoirs de l’autre.

Elle se retourna alors dans un mouvement aisé et souple, ses cheveux papillonnèrent autour d’elle avant de tomber en cascade autour de son visage… Elle lui souriait avec douceur, les yeux un peu plus brillants qu’à la normale et sa voix tremblante lui demanda avec gravité.

« Pourquoi tombons-nous Ezekiel ? »

Elle marqua une minute de silence et le fixa avec une telle force que ses yeux semblèrent sonder l’âme tourmentée de son interlocuteur. Le jeune homme, perdu et affligé, ne semblait pas comprendre le sens de sa question et resta donc silencieux.

Maïlis se souvenait encore du jour où son père lui avait demandé cela. Elle avait 9 ans et venait d’avoir son premier balai. Elle avait fait une chute vertigineuse et s’était brisée de nombreux os. Son père était arrivé auprès d’elle, elle était prostrée dans sa douleur et dans la peur que lui inspirait le balai à quelques mètres de son corps douloureux. Puis il l’avait interrogé et elle l’avait regardé sans comprendre. Il lui avait alors répondu…

« Pour mieux apprendre à nous relever. » Ajouta-t-elle avec un sourire apaisant.

Il souffrait, elle le voyait bien, il y avait en lui un combat intérieur auquel elle ne pourrait participer que s’il l’invitait… un jour peut-être. Alors aujourd’hui, pour lui, pour l’aider, elle ne pouvait être qu’elle-même. Souriante et chaleureuse, entière et vivante et surtout… là… près de lui… comme il venait de lui demander.

Elle s’approcha en boitillant et arriva à la hauteur du jeune homme qui la dépassait de plus de deux têtes. Elle releva le visage vers lui et n’hésita pas sur son geste, contrairement au mois de juin. Elle tendit la main vers lui et pausa sa paume chaude sur sa joue dans un mouvement délicat et réconfortant.

Sur son visage encore enfantin, un doux sourire apaisant flottait, ses yeux eux, révélaient toute sa maturité et sa sagesse, sa douceur et aussi sa force. Si on pouvait y lire les traces des quelques larmes échappées, on y voyait surtout beaucoup d’émotion, une grande compassion et une profonde affection.
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Ezekiel Waldemar

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MessageSujet: Re: Un jeudi à St James's Park (Pour Ezekiel)   Dim 24 Aoû - 17:59

*Reste...*
Ce mot résonnait en Ezekiel et il avait une saveur de victoire mêlée aux désarrois. Pour la première fois depuis plusieurs semaines le petit garçon qui était en lui avait réussit à prendre le pas sur le monstre et il ne voulait pas re sombrer dans les profondeurs tourmentées et obscures de son âme. L'enfant avait toujours eu peur du noir et de l'oubli, alors il était terrorisé sur ce qui risquait de lui arriver.
Mais ezekiel n'était plus que contradiction. Alors qu'il était soulagé de voir Maïlis se tourner dans sa direction, il se maudissait pour ce qu'il venait de faire. Tout aurait pu être plus simple pour la jeune fille, elle aurait pu partir déçu et triste mais elle l'aurait vite oublié. Au lieu de cela, lui, il se permettait de l'arrêter, il lui demandait de resté alors qu'il savait pertinemment qu'elle souffrirait un jour.
*Lâche... Tu n'es qu'un lâche. Tu dois rester solitaire, c'est mieux pour tout le monde... Alors qu'est ce que tu attends? Qu'elle devienne ton amie alors que tu n'es qu'un raté... Même toi tu es écoeuré de ta propre nature alors qu'attend tu des autres ? * Il était perdu, il ne savait plus sur quel pied dansé et quant elle lui adressa enfin la parole il fut plus que perturbé.
« Pourquoi tombons-nous Ezekiel ? »
Toujours aussi droit qu'un I, il tourna légèrement la tête sur le coté et son regard sombre se fit interrogateur... Sa posture pouvait rappeler celle d'un canidé au moment ou il comprend qu'il se passe quelque chose d'important mais qu'il ne saisit pas le principe.
* Pourquoi tombons-nous Ezekiel ? * Très bonne question... *Parce que nous avons lâché prise. Non...* Il savait que la réponse n'était pas celle voulu et ne souhaitant pas passer pour plus bête qu'il ne l'était il préféra attendre la suite des événements.
« Pour mieux apprendre à nous relever. »
Il faillit laisser sortir un grondement sourd mais il se retient au dernier moment. *Ben voyons... Pour nous relever et quoi d'autre encore... Comment pourrais je me relever d'une telle révélation?* Oui, la vie d'Ezekiel ne serait plus jamais la même et pour l'instant il ne voyait pas trop comment vivre avec.
Son regard interrogateur avait disparu pour redonner la place au masque froid et opaque.
Elle tenta une approche, il ne fit pas attention au boitillement de la pauvre créature trop perturbé par la situation. Une partie de lui aurait souhaité qu'elle se volatilise, qu'elle disparaisse et qu'elle le laisse terminer sa descente au enfer... Et une autre partie voulait reprendre pied, sortir la tête de l'eau et reprendre enfin ses esprits. Mais les semaines d'errance qu'il avait passé risquait de l'avoir marqué à tout jamais et tel un animal traumatisé il n'osait plus bouger. Il était aux abois, incapable de réagir et de prendre une décision.
La petite sorcière arriva donc à l'approcher et alors qu'il cherchait un moyen de fuir de cette étrange situation qui le dépassait, elle se planta devant lui et elle leva les yeux.
C'est alors qu'elle eu ce geste. Elle leva la main et elle vient toucher la joue du grand Poufsouffle. C'était audacieux et plus que téméraire... Presque suicidaire même. Pétrifié, il fut parcouru d'une montagne d'émotion.
Sa première envie fut de mordre cette main délicate, le la mordre et de sauter sur la frêle créature pour lui arracher le coeur... Une partie de lui était enragé et il avait besoin d'hémoglobine... De beaucoup d'hémoglobine...
Mais, heureusement pour Maïlis, le dégoût que lui inspira cette idée fut plus fort. Il eu envie de vomir et pour éviter de hurler sa haine il se mordit l'intérieur de la joue jusque au sang. Les traits de son visage se contractèrent sous la souffrance, mais cette dernière lui permit de remettre un pied dans la réalité.
Plongeant son regard douloureux dans les yeux étonnamment expressif de la petite créature, il attrapa la main de la jeune Serpentard et il la repoussa doucement.
"Désolé..." Au moins il avait réussit à réagir presque calmement et sans agressivité. Puis comme si il risquait de se brûler il lâcha rapidement la petite main.
"Tu ne devrais pas rester avec ici..." Eze avait encor à l'esprit le souvenir douloureux de sa première réaction. Il voyait presque la scène et mortifié par ce qu'il avait voulu faire subir à la petite fée il eu un haut le coeur.
Il lui demandait de partir mais lui même n'était pas sur de vouloir la voir faire encore une fois demi-tour. Il essaya de compléter sa phrase.
"Je ne veux pas te faire de mal." C'était sorti plus vite qu'il ne le pensait, il n'avait pas voulu dire ça comme ça, mais il le ressentait ainsi.
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Maïlis Hargreaves

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MessageSujet: Re: Un jeudi à St James's Park (Pour Ezekiel)   Dim 24 Aoû - 21:00

La question de Maïlis avait troublé le jeune homme et l’interrogation s’était lue sur son visage. Cependant, la réponse l’avait déconcerté et Maïlis en déduit qu’il n’était pas prêt à comprendre le sens profond de ce qu’elle venait de dire. En effet, lorsque la chute était récente, il était impensable d’en voir l’aspect positif… et pour l’heure, le jeune homme était en plein milieu de l’océan de ses tourments à se débattre comme un forcené.

Elle ignorait les raisons de son malaise mais quelque chose de grave avait certainement dut se produire… quelque chose de bien plus important que la simple altercation du bal. « Quel drame l’a accablé cet été ? » se demanda-t-elle silencieusement en l’observant la repousser.

Précautionneusement, il retira la main de Maïlis de son visage. Elle avait osé ce geste et ne s’affligeait pas de le voir refuser, elle fut juste attristée de constater qu'il se refermait encore plus. Son visage était de nouveau froid, elle n’avait pas su franchir la barrière qui se matérialisait devant elle, pourtant, il l’avait rappelé… N’avait-elle pas convenablement saisi l’opportunité qu'il lui avait offert ? Avait-elle mal pesé ses mots ?

Elle n’était pas présomptueuse, elle savait que franchir les portes d’un cœur était difficile et encore plus qu’en celui-ci saignait. Cela se méritait et se gagnait avec le temps… elle serait donc patiente. La compréhension de ce qui se jouait en ce moment viendrait bien un jour ou l’autre mais pour l’heure, elle ne pouvait être que là… s’il en avait le besoin.

Après s’être justifié, Ezekiel s’excusait maintenant…Maïlis, qui était toujours proche de lui, ne pouvait l’accepter car il n’avait rien à se faire pardonner et elle répondit lentement.

« Tu n’as pas à t’excuser… c’est moi qui suis désolée… je n’aurai pas du me permettre une telle liberté. »

Elle voyait dans son regard une lutte interne où se déchaînaient deux titans, elle le percevait clairement. Son souffle rapide était aussi un indicateur du stress angoissant qui l’envahissait. A un moment, il eut même une crispation du visage étrange, que Maïlis ne sut interpréter.

Puis, sans cesser de le regarder, la jeune fille ajouta :

« C'est la colère qui te domine aujourd’hui… Et la souffrance qui est maître de tes actions… »

Avait-elle le droit de faire une telle analyse ? Avait-elle le droit de proclamer un tel bilan ? Elle déglutit lentement, presque difficilement, et si elle se trompait ? Elle ne savait pas quels troubles obscures venaient corrompre son cœur pur de vaillant Poufsouffle et lui qui avait eu un visage si rieur lors de leur première rencontre semblait à présent si dur et froid… Pourtant, le Choipeaux Magique ne se trompait jamais… si l’âme du jeune homme était corrompue, il l’aurait vu… comme il l’avait vu pour bon nombre de sombres personnages.

Le corps d’Ezekiel fut pris d’un soubresaut, elle crut qu’il allait être malade et elle cessa alors de parler. Elle le fixa silencieusement… Il voulait qu’elle reste mais maintenant il souhaitait qu’elle parte… Il était sans cesse agité par des sentiments contraires comme s’il tentait de se débattre dans un violent courant. Elle aurait voulu lui apporter des gestes chaleureux mais craignait tout de même de le pousser dans ses derniers retranchements et se ravisa.

« Je ferai ce que tu désires… Tu me demandes de rester… je reste… tu souhaites que je parte… je pars… »
Avait-elle répondu après quelques moments d’hésitation.

Pourtant, elle voulait rester auprès de lui, elle avait attendu deux longs mois pour le revoir, mais si sa présence l’indisposait, elle ne lui affligerait pas sa personne.

« Si je reste à tes côtés, je serai une épaule silencieuse s’il le faut… je n’en demande pas plus aujourd’hui… »

Elle s’interrompit et pensa fortement « même si je demande aussi d’être auprès de toi » puis elle poursuivit :

« Si je dois m’éloigner, mes pensées seront tournées vers toi et j’attendrai que le destin me permette de te croiser à nouveau dans un moment plus propice. »

Ses yeux descendirent sur le corps d’Ezekiel, il était mal vêtu, sale et amaigri. Ils glissèrent alors sur sa main qui semblait crispée depuis qu’elle avait touché la sienne. Elle reporta son attention sur lui et ajouta enfin.

« Mais... Tu ne me feras pas de mal… »

Cela lui semblait être une évidence même si pour lui, le doute semblait omniprésent. Son père lui avait toujours dit de ne pas fréquenter des personnes potentiellement dangereuses, sa mère l’avait mise en garde contre les hommes qui se voyaient dangereux et malgré tout, son instinct lui indiquait qu’elle ne risquait rien.

« … car peu importe ce qui te ronge en ce moment, peu importe ce qui torture ton âme… »

Elle pointa son index devant elle et plaça l’extrémité de son doigt, fin et fragile, sur le cœur du Poufsouffle.

« …tu seras toujours Ezekiel… là… » Elle appuya légèrement sur la poitrine du jeune homme « tu seras toujours mon preux chevalier… celui qui m’a évité de me briser le cou et de me tuer »

Elle avala difficilement sa salive et pensa alors « celui qui a volé les battements de mon cœur pour les faire battre au rythme du sien ». Elle inspira fortement et termina alors son soliloque.

« Nous ne sommes jugés que d'après nos actes… qui que l'on soit au fond de nous… cela n’a pas d’importance. Et… je prends le risque… si cela ne te dérange pas de m’avoir à tes côtés… de tenter le diable… Je suis assez grande pour faire mes choix et jauger mes actes. »

Les vacances estivales avaient été une grande source de réflexion pour Maïlis, si son corps n’avait pas encore suivi sa métamorphose, son esprit était passé de chrysalide à papillon. Aujourd’hui, elle savait ce qu’elle voulait et elle savait ce qu’elle désirait faire.
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MessageSujet: Re: Un jeudi à St James's Park (Pour Ezekiel)   Lun 25 Aoû - 20:59

Oui, il n'avait pas la force de la repousser alors il voulait qu'elle fuit... C'est plus simple si les personnes partent d'elles même car elles ne sentent pas repoussé ainsi. Mais il n'avait pas le courage de faire peur à la petite Serpentard. *Mais je devrais pourtant... Enfin je crois...* Décidément, il avait du mal à émerger de son néant intérieur mais les minutes défilaient et il reprenait de plus en plus constance dans ce monde douloureux et matériel. Les bruits de la nature arrivaient peu à peu aux oreilles du jeune homme et il eu presque l'impression de renaître une deuxième fois.
Tout était bien trop intense pour lui, les sons, l'odeur... La lumière... Afin de ne pas se renfermer de nouveaux sur lui même il se concentra sur la petite créature. Elle avait recommencé à parler et il n'avait pas tout saisi. Il fit de son mieux pour récupérer le fil de l'histoire.
Il essaya d'écouter le petit discours hésitant de la jeune femme mais cela faisait longtemps qu'on ne lui avait pas demandé un tel effort de concentration et il avait du mal à rester sans réagir. *Si tu retourne à Poudlard l'année risque d'être assez pénible...* Oui, il devait faire un effort et alors que les mots de Maïlis tourbillonnaient dans la tête du Poufsouffle, les bruits environnants vinrent aussi se mêler à l'étrange ballet. *Désolé... Colère et la souffrance sont maîtres... Elle reste. Non elle part. Oui elle ferait mieux de partir... Me recroiser... Ohoh mais pourquoi?* Tout allait trop vite pour lui et les rires des enfants venaient s'ajouter au brouhaha. Il avait envie de prendre sa tête entre ses mains et de partir en courrant... Trop c'était trop... Il voulait retourner dans son monde immatériel et insensible...
« Mais... Tu ne me feras pas de mal… » Elle avait dit cela avec tellement de sûreté que les voix d'Ezekiel se turent. Comment pouvait elle en être aussi sûr, elle n'avait pas vu ce qu'il avait eu envie de lui faire, il était un monstre et elle ne le savait même pas... Comment être aussi sûr d'une personne que l'on n'a vue que deux fois.
Il était reparti pour son tourbillon intérieur, mais celui ci fut de très courte duré car il senti une pression à l'emplacement de son coeur et une phrase perça les flot de ses pensées.
« Tu seras toujours mon preux chevalier… celui qui m’a évité de me briser le cou et de me tuer » *Oui, qu'elle belle histoire, te sauvé pour mieux avoir envie de te tuer... J'aurais mieux fait de te laisser de rompre le cou.* Le jeune homme était vraiment perturbé par la scène qu'il avait imaginé et il ne se le pardonnait pas. S'en était trop pour lui, il n'entendit que de très loin les dernières déclarations de la petite fée. Il fit un pas en arrière pour se dégager de la pression de Maïlis, rompant ainsi le contact avec elle. Puis respirant un grand coup, il se retourna en direction du petit lac.
*C'est une histoire de fou... Oui c'est ça, je sombre dans la même folie que celle de ma mère... Je suis entrain de devenir une ombre...* Alors qu'il tournait le dos à Maïlis, il fit quelque pas en direction de l'étendu d'eau et il plongea son regard dans les courbe les profondeur du lac. Ce dernier reflétait la couleur du ciel et celui ci semblait partager les mêmes humeurs que notre jeune fou... C'était beau et c'était la première fois qu'il voyait quelque chose de beau depuis 6 semaines. Alors qu'une larme coula le long de sa joue, il dit d'une voix faible.
"Soit, tu es assez grande pour savoir ce que tu veux... C'est à tes risques et périls..." Puis avec un soupir il s'assit dans l'herbe fraîche. Il se sentait aussi lourd qu'un troupeau de géant et il avait besoins de se poser. Il avait envie de méditer sur ce qui lui arrivait. *Il était temps que cela t'arrive.* Fermant les yeux il parti à la renverse et doucement il s'allongea dans l'herbe. Il arrivait presque à être détendu et c'était une sensation étrange.
"Je ne sais pas si il serait très judicieux de tenter le diable... Mais cela ne me dérange pas que tu reste" Il avait dit cela sans véritable chaleur dans la voix et malheureusement il ne fallait pas s'attendre à en avoir plus.
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MessageSujet: Re: Un jeudi à St James's Park (Pour Ezekiel)   Mar 26 Aoû - 1:18

Ezekiel s’éloignait une fois encore d’elle, il reculait dès qu’elle s’approchait… mais pourquoi ? Pourquoi l’avoir retenue si sa présence le gênait ? Elle inclina légèrement la tête et se mit à réfléchir, les secondes qui s’écoulaient paraissaient des heures. Peut-être qu’il l’a trouvait trop entreprenante et que cela lui posait problème ?

Il y avait eu de l’amusement et du jeu lors de leur premier échange, leurs gestes avaient découlé naturellement de la situation, sans sentiment de malaise ou de gêne apparente. Là, l’ambiance était lourde et saumâtre et peut-être ne voulait-il pas qu’une « gamine » soit celle qui tente de le réconforter et celle qui aurait des gestes d’adulte… de femme.

Elle baissa la tête et regarda le sol, avant de glisser ses yeux sur ses pieds nus, ses jambes fluettes, son corps menu… elle n’avait rien de très saillant et la pensée de la petite sœur revint à son esprit comme un boomerang.

Elle secoua un peu la tête en signe de dénégation « Et alors ! » s’insurgea-t-elle au plus profond de son être. « Ne suis-je pas capable d’aimer, de protéger et de secourir ? Suis-je vouée à l’échec dans ma tentative de le seconder car je suis née quelques années après lui ? » Elle replanta son regard dans celui d’Ezekiel mais le jeune homme était à nouveau à des lunes de la scène qui se jouait ici.

Il fit un nouveau pas en arrière et pivota vers le lac, son regard se noya dans la masse mouvante et limpide qui se dressait devant lui. Son mutisme persistait et Maïlis ne bougea pas, ne sachant quelle attitude adopter. Tout ce qu’elle avait dit ou fait depuis qu’elle était venue le saluer avait été voué à l’échec total… alors que devait-elle faire ? Comment aurait-elle pu imaginer que des retrouvailles qu’elle attendait avec tellement d’impatience et qu’elle idéalisait avec tellement d’ardeur puissent être une telle épreuve ?

Etait-ce un test ? Quelques forces supérieures et maléfiques voulaient-elles se jouer d’elle ? Quelques vils esprits voulaient-ils tester les intentions qu’elle avait émises lors de ses vacances ? Etait-ce un moyen de lui montrer qu’elle avait trop encensé cette rencontre chevaleresque et qu’il fallait qu’elle reprenne pied dans la réalité ?

Puis, il prit la parole et elle redressa vivement la tête… Elle porta son attention suffisamment rapidement sur lui pour voir perler sur sa joue une larme. Son cœur se serra d’avantage et elle ne savait plus quoi penser. Nonobstant, elle accepta à ce moment précis de relever ce combat que lui imposait le destin. Elle ne baissera pas les bras et ne s’éloignerait pas de lui… Même si sa conception de leur relation pouvait paraître totalement démesurée aux premiers abords, et même si ses sentiments pouvaient paraître prématurés, elle n’abdiquerait pas. Elle avait trouvé ce qu’elle cherchait, elle avait découvert ce que Poudlard pouvait lui offrir… elle avait trouvé, comme ses parents, sa raison d’avancer.

Elle l’observa, toujours aussi silencieusement, s’asseoir puis se fondre avec l’herbe molle en s’allongeant de tout son long. Quels risques couraient-elles ? La question se posa à elle quand ses topazes analysèrent le jeune homme aux yeux clos et au visage fermé. Avait-il des craintes quant à ses sauts d’humeur ? Craignait-il de la blesser moralement ? Physiquement ? Etait-il souffrant d’une maladie très contagieuse ? Ou dévastatrice ? Etait-il possédé ? Adepte de Magie Noire néfaste ? Etait-il…

Elle soupira et interrompit son questionnement avant de s’approcher du Poufsouffle à pas feutrés. Elle grimaça lorsque son pied blessé toucha un caillou aiguisé mais ne prononça aucune plaine. Elle prit place à ses côtés, s’agenouillant à quelques centimètres de lui. Elle le couva d’un regard tendre et laissa s’égrainer de longues minutes sans dire un mot, sans faire un geste, laissant le jeune homme jouir du calme qui les entouraient malgré quelques percées, ici et là, de rires ou de bruits de la ville toute proche.

Elle était là, juste à ses côtés, et elle n’en demandait pas plus. Même si sa froideur était douloureuse, même si elle comprenait que, pour l’heure, elle n’avait aucune place dans son cœur et dans son existence et qu’elle n’en aurait peut-être jamais, elle était là… A ce moment précis, à cet instant fatal, où la douleur semblait à son paroxysme, où son âme semblait au bord de la perdition.

Un court instant, elle regarda autour d’elle. L’homme qui lisait le Times était parti, les joggeurs se faisaient plus rares, les enfants étaient retournés auprès de leurs parents, les marcheurs s’éloignaient du centre du parc pour rejoindre les grilles massives de l’entrée. Le soleil poursuivait son déclin, approchant lentement de la ligne d’horizon qui se matérialisait par la cime des arbres et le dessin lointain des vastes bâtiments moldus.

Elle ne pensait plus à ses grands-parents, ne se demandait pas s’ils l’attendaient patiemment ou s’inquiétaient de son absence. La seule chose qui hantait son esprit était le fait qu’Ezekiel lui avoue que sa présence ne le dérangeait pas et qu’il était soucieux de voir qu’elle s’accroche à ses côtés malgré ses mises en garde. Même si sa voix était dure, ses paroles trahissaient des sentiments contraires, elles n’étaient pas en adéquation avec le ton utilisé… et cela, lui suffisait pour la ravir.

Combien de temps resta-t-elle là, sans parler et sans bouger, elle n’aurait pu le dire mais le ciel s’embrassait maintenant de couleurs chatoyantes annonçant l’arrivée proche du crépuscule. Elle avait les jambes engourdies à force de rester assise, ses genoux pliés, et son cou lui faisait un peu mal, par la posture qu’elle avait adopté. La respiration du jeune homme était plus calme, son visage n’était pas plus serein mais semblait moins contracté et ses yeux étaient toujours clos. Maïlis voyait en lui, ainsi positionné, un sage qui méditait.

Finalement, poussée par ses envies, elle tendit la main vers lui, s’arrêta à quelques millimètres de son visage, désirant plus que tout effleurer sa joue ou passer sa main dans sa crinière de lion afin de l’apaiser mais elle resta là, figée, n’osant pas l’importuner, ayant peur de le voir reculer à nouveau, sa main tremblait légèrement, elle ne savait quoi faire…
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MessageSujet: Re: Un jeudi à St James's Park (Pour Ezekiel)   Mar 26 Aoû - 17:56

Il sentit Maïlis s'approcher et bien qu'il en était soulagé il ne fit aucun geste. Il ne rouvrit même pas les yeux et il ne chercha même pas à discuter.
Ezekiel était ainsi, il lui arrivait de passer de long moment sans parler et cela ne le dérangeait pas. Il trouvait que certaine situation pouvait ce passer de commentaire et il était reconnaissant envers Mailis de son attitude, elle n'essaya pas de combler le silence avec une discussion inutile ou déplacé. Mais il sentait sa présence et cela lui faisait du bien, Elle ne s'en rendait peut être pas compte mais grâce à la proximité de la petite fée il était enfin à peut près serein.
Il garda donc les yeux fermés et il profita du calme étrange et inhabituelle qui l'habitait.
Il ne voulait penser à plus rien; il voulait se fondre dans l'herbe et disparaître... N'être plus rien pour ce monde de fou et juste retourné au néant du quel il est né. Oui, il ne voulait ne plus être déchiré par ses sentiments et il ne voulait faire du mal à personne alors la solution était simple... *Oui, disparaître de la surface du globe et me fondre dans la masse grouillante de vie qui l'anime...* Mais si c'était si simple, pourquoi n'avait il pas réussit à mettre fin à ses jours plutôt. Ce pouvait être tellement simple, il lui suffisait d'arrêter de respirer... Juste quelques instants et en moins de trois minutes tout serait fini. Plus de douleurs, plus de déception, plus d'envie d'étriper un de ses collègues...
*Ce serait tellement plus simple, alors pourquoi n'y arrives tu pas? Tu es un lâche.* Mais un lâche pourquoi? Pour avoir eu l'idée de fuir ce monde et disparaître ou lâche pour ne pas avoir réussit à mettre fin à sa vie.
Alors qu'il ressassait ces questions existentielles le temps passait, défilait et mourrait. Le soleil avait bien avancé dans le déclin de sa course et le calme envahissait le parc. Eze ce laissait porter par les bruits de la nature et pas le calme de celle ci. Il fini même par s'assoupir...
Pauvre petite Maïlis, il n'était pas très agréable de rester au près de lui et il n'avait même pas eu un geste vers elle. Mais grâce à la jeune fille il pouvait enfin se laisser aller et dormir sur ses deux oreilles car il sentait qu'elle veillait sur lui. Il n'avait pas été aussi serein depuis qu'il était parti de chez Agatha et il ne s'en était pas rendu compte mais la lute incessante qu'il avait mené dans la rue l'avait épuisé.
*Quoi? Qu'es ce que?...*
Bien qu'il dormait et qu'il avait remit sa sécurité entre les mains de la jeune femme, une partie de son cerveau était toujours en alerte et quant il senti quelque chose s'approcher de lui il se redressa d'un coup.
Il ne dormait plus et son esprit fusait.
Il vit alors Maïlis avec la main tendu en sa direction.
"Je m'était assoupi... Désolé." Décidément il ne faisait qu'être désolé mais ce fit la première chose qui lui était passé par la tête. Il soupira de soulagement, ce n'était que Maïlis et il c'était fait une belle frayeur. *La pauvre je suis de bien piètre compagnie...* Oui, tout le comportement d'un mufle, mais en même temps il était si épuisé un peu de repos dans une pièce close lui ferait le plus grand bien. *Avec un bon repas...* A cette pensée son ventre émit un grondement sourd, il n'y prêta pas attention et il regarda la jeune fille.
"Merci d'être resté à mes cotés."
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MessageSujet: Re: Un jeudi à St James's Park (Pour Ezekiel)   Mar 26 Aoû - 18:26

La main toujours tendue au-dessus du visage blafard d’Ezekiel, Maïlis était hésitante sur ce qu’elle pouvait faire, ce qu’elle devait faire et ce qu’elle avait le droit de faire. Elle était bien là et n’aurait voulu briser la magie du moment pour rien au monde et pourtant…

Son cœur loupa un battement et elle sursauta vivement quand Ezekiel revint à lui. Elle retira sa main précipitamment et la plaqua contre le haut de son buste, à la jointure de ses clavicules saillantes. La bouche légèrement entrouverte, le regard quelque peu affolé, elle avait été surprise et avait eu peur.

« Je… Je suis désolée… Je… Je ne voulais pas te réveiller… Je voulais juste… euh… enfin… »

Elle soupira et se rendit compte qu’elle voulait juste le toucher, le sentir, le réconforter… Mais elle ne méritait pas de faire cela et il ne voulait pas cela d’elle. Dés qu’elle s’approchait, il la repoussait ou reculait… Alors, elle lui offrit simplement un sourire.

Confuse, elle passa une mèche de ses longs cheveux derrière son oreille afin que ses doigts s’occupe à autre chose et elle reprit pied dans la réalité.

« Tu dormais tellement bien… je m’en veux de t’avoir éveillé en sursaut… » Ajouta-t-elle doucement.

Une brise de vent emporta la mèche qu’elle venait de ranger soigneusement et la fit frissonner au plus profond de son être. L’humidité de l’air se faisait ressentir, les jours de pluie n’étaient pas si lointains, et maintenant que le soleil était couché, la température avait baissée. Maïlis commençait à avoir froid. Sur ses bras dénudés naissait une légère chaire de poule, ses doigts étaient gelés à cause des deux longues heures qu’elle avait passé, immobile, aux côtés d’Ezekiel et elle ne sentait plus ses pieds. Ils étaient engourdis et le sang de sa plaie avait même fini par sécher sur sa peau de soie au niveau de l’entaille.

Puis, la voix plus calme du jeune homme résonna à nouveau et Maïlis oublia un instant ses petits maux insignifiants. Ses joues s’empourprèrent comme lors de leur première rencontre et elle lui répondit tout simplement.

« Tu n’as pas à me remercier… »

Elle souriait encore et entendit une seconde plainte de l’estomac de son camarade et le sien, son estomac, décida de résonner à l’unisson. Maïlis laissa son rire cristallin s’échapper. « Le rire » se souvenait-elle « avait été la seule solution pour faire baisser la tension lors de notre première rencontre ». Elle le fixa avec malice et reprit la parole.

« J’ai faim… tu ne veux pas venir avec mes grands-parents et moi manger quelques choses à l’auberge du Chemin de Traverse ? »

Il allait certainement refusé, elle le savait, mais elle voulait tout de même lui proposer cela pour lui montrer que malgré la froideur de leurs échanges, elle ne lui en tenait pas rigueur et qu’elle voulait encore aller de l’avant.
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Ezekiel Waldemar

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MessageSujet: Re: Un jeudi à St James's Park (Pour Ezekiel)   Mer 27 Aoû - 1:02

Ezekiel était un peu décalé avec la réalité, il avait l'impression de se réveiller après un long cauchemar et de n'être pas encore en phase avec lui même. Il prit alors sa tête entre ses deux mains et il tenta de s'extirper de la glu qui lui poissait les neurones.
Apparemment la petite Maïlis avait eu encore plus peur que lui et elle se confondait en excuse. Il eu envie de soupirer mais il se retient. *Ouhaisss on va pas passer tout notre temps à être désolé... C'est ainsi et on n'y peut rien.* Il avait réussit à retenir ses sombres humeurs et il en était relativement satisfait. Personne ne méritait de subir la mauvaise lunaison du jeune homme et même si il ne voulait pas faire vraiment d'effort, il devait apprendre à mâcher ses mots sinon il finirait seul... Et à l'instant même, il savait une chose, il ne voulait pas finir en vieux loup solitaire. Enfin il a encore le temps de changer d'avis comme de chemise mais aujourd'hui et maintenant c'était cette envie qui dominait.

"Je vais te demander quelque chose... On va arrêter d'être aussi poli entre nous et on va arrêter de ce remercier et de s'excuser..." Oui, car il tournait en rond et Waldemar ne voulait plus faire la girouette.
"Sinon on ne s'en sortira jamais." Bon, certes il arrivait à faire des efforts en relations humaines mais en ce qui concernait l'intonation qu'il mettait dans sa voix ce n'était toujours pas ça. Elle semblait toujours grondante et dure et pour l'instant il ne pouvait faire mieux. Se rendant compte de cela il essaya de paraître plus agréable.
"Je suis prêt à te pardonner presque n'importe quoi... Si toi tu ne prête pas attention à mes manières de rustre... je n'ais pas été à très bonne école durant cet été." Voilà, ça c'était fait. Il savait que la petite Maïlis était assez grande pour comprendre un tel concept... D'ailleurs cette après midi elle avait fait par d'une très grande maturité et le jeune homme lui en était très reconnaissant. *Qui sait les dégât qu'aurait pu faire une rencontre plus désagréable.* En songeant à cela il fut parcourut d'un frisson glacé et il chassa de suite cette pensée.

Quant la petite fée ce mit à rire il dressa une oreille et si cette dernière avait été taillé comme celle d'un loup, on l'aurait vu tourner en direction du bruit insolite. Voilà plusieurs mois qu'il n'avait plus fait attention à une telle sonnorité et il eu l'impression que sa carapace le comprimait un peu moins. Oui, le rire était un puissant remède contre les maux et Eze n'y resta pas totalement indifférant. L'ombre d'un sourire passa sur ses lèvres et il regarda de nouveaux la jeune femme. Il avait soudain très envie de revoir sa petite soeur et il savait qu'il passerait la voir au moins une fois avant de repartir pour Poudlard... *Oui, je retournerait là bas. Enfin si les enseignant veulent toujours de moi... Il faudra que je leur parle de mon "petit" souci personnel.* Quant il entendit Maïlis lui proposer de venir manger avec elle et ses grands parents il fut presque tenté... L'idée aurait pu être excellente et il avait vraiment très faim. *
Cela fait combien de temps que tu n'as pas fait un véritable repas... regarde toi, on dirait un vieux loup solitaire et décharné... Si Lizy te revois ainsi elle va avoir peur et les grand parents de Maïlis aussi...* Il ne voulait pas faire honte à de tel gens car bien qu'il ne connaissait rien de la famille de Maïlis, quant il regardait cette dernière il ne pouvait s'empêcher de songer à une famille formidable. *Une jeune personne avec autant de charisme ne peu que tenir de personne impressionnante.* Lui du coup il se sentait très petit et même complètement ringard. Un résidu d'être vivant, une monstruosité de la nature qui ose fréquenter une petite fée...
*Décidément tu n'as vraiment pas de place dans ce monde...*
Il avait toujours été lunatique et du coup il se laissa très facilement emporter pas la vague de déception qui le submergeait. *En fait je suis sur que tu lui fait pitié... Sinon pourquoi serait elle resté? Oui, et elle à tellement pitié de toi qu'elle ne peut que se montrer charitable...* Le désarrois du jeune homme ne lui permettait plus d'avoir un jugement correcte de la situation. C'est avec donc avec du regret et de la froideur qu'il répondit à la petite Serpentard.

"C'est gentil à toi... Mais ça ira, peut être une prochaine fois car là je n'ais pas très faim..." Au moment ou il disait cela son ventre protesta, émettant bruit sourd. Il n'avait jamais été doué pour les mensonges et du coup il se reprit.
"Enfin... Pas ce soir, je n'ais pas très envie..." *Que d'autre me voit dans cette état... Que tu sois charitable avec moi... Que tu me présente à tes grand parents qui doivent être de charmant personnage et qui me rappelleront à coup sur à quel points ma famille est lamentable...* Oui, pas moment la vérité faisait mal et elle avait du mal à sortir, il laissa donc ça phrase en suspend et il en tenta d'enchaîner. Malheureusement les seuls mots qui lui vinrent étaient des mots d'excuse et comme il avait dit à la jeune fille qu'ils devaient arrêter de s'excuser il se retient de le faire.


Dernière édition par Ezekiel Waldemar le Mer 27 Aoû - 22:19, édité 1 fois
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Maïlis Hargreaves

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MessageSujet: Re: Un jeudi à St James's Park (Pour Ezekiel)   Mer 27 Aoû - 14:13

Maïlis cessa de rire et écouta Ezekiel avec attention lorsqu’il se mit à parler. Elle acquiesça d’un signe de tête à la demande qu’il venait de formuler. Un doux sourire naquit alors que ses lèvres et son esprit se mit à papillonner tandis que son cœur se mit à battre plus vite que la normale. Il était prêt à lui pardonner presque n’importe quoi… cette révélation avait une grande importance pour la jeune fille et elle se sentit remplie d’allégresse.

Elle faisait fi de ces manières rustres, elle sentait bien qu’il portait un lourd fardeau et que ses épaules ne pouvaient le supporter. Il avait beau être froid en apparence ses inquiétudes et ses paroles montraient sa gentillesse et sa bonté. Les termes, qu’employait le jeune Poufsouffle, l’emportaient haut la main sur le ton bourru et agressif.

Comme elle l’avait envisagé, il déclina sa proposition. Elle s’y attendait mais ce qui l’intrigua fut cette expression maussade qui naquit sur son visage. Avait-il prit cela comme de la pitié ? Trouvait-il une fois encore qu’elle était trop entreprenante ? Ne voulait-il pas côtoyer des personnes étrangères ? Peu importe, le trouble du jeune homme était tellement grand qu’il ne servait à rien de chercher une explication à cette réaction.

« D’accord ! » Lança-t-elle en souriant « Une prochaine fois ! »

Son sourire était enchanteur, elle ne voulait lui donner que le meilleur d’elle-même pour le tirer petit à petit de sa torpeur. Comme lorsqu’ils s’étaient séparés dans le couloir de Divination, elle ne voulait pas qu’il voit en elle le trouble qu’il lui causait… bon ou mauvais.

« Promis ? » Ajouta-t-elle avec espièglerie

Le soleil poursuivait son déclin et le ciel s’embrassait de couleurs pourpre et de carmin. La jeune fille regarda autour d’elle et ne vit plus grand monde dans le parc, elle se demanda où se trouvaient ses grands parents et s’ils l’attendaient toujours sur le banc de l’allée centrale. Ils finiraient certainement par venir la chercher, en espérant qu’ils n’appellent pas un bataillon d’Aurors pour ratisser le parc.

Elle tenta d’étendre ses jambes mais des milliers de piqûres sous la peau vinrent lui tirer une grimace. Elle avait des fourmis dans les membres inférieurs. « C’est atroce » pensa-t-elle en sentant grouiller en elle toutes ses petites douleurs aigües. Toutefois, ne souhaitant pas inquiéter son ami pour une chose aussi minable, elle remplaça rapidement la grimace par un sourire malin et décida de se lever.

Mettre les pieds à terre, bien à plat, ne pouvait que l’aider à faire passer cette sensation désagréable. Elle posa sa main sur le sol et s’appuya dessus pour se relever mais ses forces semblaient l’abandonner, ses jambes étaient totalement engourdies, la sensation empirait avec l’effort et elle reposa ses fesses par terre.

Elle se mit à rire et se dit qu’elle avait l’air bien idiote. « La honte » pensa-t-elle alors. Il fallait absolument qu’elle se relève sans solliciter son aide sinon pour quel genre de fille allait-elle passer ? Il finirait par croire qu’elle se mettait toujours dans des situations rocambolesques ou qu’elle simulait des malaises pour qu’il lui porte secours. L’idée était certes alléchante mais là n’était pas du tout son attention… Ce n’était que des concours de circonstance !

Elle fit donc une nouvelle tentative et se leva brusquement mais elle faiblit et ses jambes se dérobèrent sous elle. Elle poussa un petit cri de surprise et tomba en avant sur Ezekiel qui ne s’était pas relevé pour le moment. Elle atterrit sur les genoux son pied blessé lui fit mal, les fourmis sous sa peau s’excitèrent mais ce ne fut rien comparé au choc que sa tête subit. Elle se cogna front contre front à Ezekiel et poussa un petit « outch » en plissant les yeux.

Les genoux à terre, la paume de sa main gauche sur le torse du jeune homme, l’autre qui effleurait l’herbe humide, elle ouvrit les yeux et s’empourpra rapidement en constatant qu’ils étaient nez contre nez. Elle sentait le souffle du Poufsouffle sur ses lèvres et elle cligna trois fois des yeux par étonnement mais était incapable de bouger.

Elle était très gênée par la situation et crut qu’elle allait défaillir mais elle se raisonna et sans s’éloigner de lui, profitant au maximum de cette proximité, elle murmura :

« Dés… »

Elle s’interrompit brusquement. « Non ! » Elle ne devait plus s’excuser, ils venaient de passer un accord ! Ne plus se remercier et ne plus s’excuser à tout bout de champ… Alors, elle ne devait pas dire « désolé » et puis pour une fois, elle ne l’était pas désolée, enfin si… peut-être pour la bosse qu’ils auraient mais certainement pas pour le pétrin dans lequel elle venait de se fourrer.

« J’ai les jambes engourdies » lui susurra-t-elle alors.

Elle se mit à sourire, un sourire étincelant, avec un regard malicieux et tendre. Certes, elle était encore « vautré » sur lui… et alors ?

« Je… n’arrive pas à les déplier »

Elle se pinça les lèvres et retient un éclat de rire. Ses joues roses contrastaient fortement avec sa peau blanche comme la neige et son cœur battait la chamade. Ses yeux bleus ne noyaient dans l’obscurité des yeux noirs d’Ezekiel, elle sombrait dans ses ténèbres, elle brûlait dans son enfer en sentant la chaleur de sa peau et elle humait son parfum démoniaque et ce, même s’il s’était négligé ces derniers mois. Elle était sous le charme, elle était envoutée et elle aurait pu mourir maintenant, tout de suite, peu lui importait.
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MessageSujet: Re: Un jeudi à St James's Park (Pour Ezekiel)   Jeu 28 Aoû - 14:12

Comment rester de marbre devant tant de charme et de joie de vivre?
Au refus du jeune homme la petite créature féerique ne s'offusqua pas, bien au contraire. Sa légèreté et sa gaîté étaient presque contagieuses et de coup le jeune homme commençait presque à se sentir bien. Quant d'une voie chantante et espiègle elle tenta de lui faire promettre de remettre le dîné il ne put réprimé un sourire. C'était une sacrée victoire qu'elle arrivait à emporter et cela même si pour certain ça ne voulait rien dire. Oui, le naturel ensorceleur de la petite fée avait eu raison de quelques démon du poufsouffle et il se dit que finalement ce n'était peut être pas que de la charité.
"Promis..." Le murmure avait été a penne audible et il se fit emporter par une brise légère. Il osait promettre une telle chose, sa curiosité avait empoté le point et il voulait connaître et observer au moins une famille normal, bien que rien ne pouvait lui certifier que celle de Maïlis pouvait être nommé ainsi. Il faillait être méfiant car des fois les apparences peuvent être très trompeuses, autant chez les moldus que chez les sorciers. Mais Ezekiel était soudain avide de renseignement, il voulait en savoir plus sur elle car une jeune fille si mature ne courrait pas les rues, ni les parcs d'ailleurs. Il se fit la réflexion que son histoire n'était peut être pas si agréable et qu'elle avait peut être su en tirer des enseignement... A moins qu'elle ait vraiment une famille formidable et qu'elle ait gagné toutes ces qualités au seul contact des siens.
En songeant à cela, il regarda du coin de l'oeil la petite Serpentard et il vit qu'elle c'était mise à gesticuler. Ezekiel fit alors attention au fait que la nuit allait arriver et que du coup ils avaient passé un très long moment sans bouger. *J'ais du dormir plus que ce que je ne le pensais... La pauvre elle est donc resté à mes cotés un sacré moment.* Si il était un eu gêné par cette découverte, il en fut aussi reconnaissant à Maïlis car grace à elle il avait enfin presque pu dormir sur ses deux oreilles... Un luxe dont il avait perdu l'habitude.
Il vit qu'elle avait du mal à se mettre debout et l'ancien Ezekiel n'aurait pas hésité une seconde sur ce qu'il aurait fait. Malheureusement pour la petite fée sans ailes, le jeune homme présent aujourd'hui avait fuit et fuyait tout contact quelqu'il soit. Il était devenu une bête farouche et craintive qui redoutait la promiscuité avec ses semblables. Donc il ne bougea pas, attendant qu'elle ait fini pour se lever à son tour...
Mais tout se précipita. Avant même qu'il puisse avoir le temps de s'écarter ou la retenir, la frêle créature perdit l'équilibre et elle l'emporta dans sa chute.
Sous le choc sa tête se mit à raisonné et un instant il perdit pied avec la réalité...
Elle était sur lui... Son souffle léger sur son visage crispé... Un instant il revécu une scène qui s'était déjà passé... Une nuit sombre dans la salle commune... Un feu de cheminée et une jeune fille en nuisette... Des révélations et des déclarations... Une chute du canapé et Kelly allongé sur lui... Les yeux bleus de Miss Sanders se mêlèrent aux yeux cristallins de Miss Hargreaves et le visage de la première se superposa sur celui de la pauvre Maïlis... Ezekiel se crispa et il ferma les yeux... C'était atrocement douloureux, un poignard venait de pénétrer dans la blessure encore suintante et purulente... Il voulu rejeter la fautive au loin, très loin et très violement mais quant il rouvrit les yeux Kelly avait disparu et il ne restait plus que le regard intense de Maïlis. Il avait du mal à respirer et il dégluti péniblement. Il était aux abois, elle était si proche de lui, si...
Il réalisa qu'elle était allongée sur lui et que sa petite main délicate était posée sur son torse. Son regard était ensorceleur et il avait de plus en plus de mal à respirer. Il referma les yeux et quant il rouvrit les paupières il fut encore plus perturbé par le regard ensorceleur.
Le vortex qui avait prit la place des émotions du jeune homme ce remit en branle et il fut de nouveaux aspiré par ce tourbillon de sensations. Il voulait fuir, il voulait oublier… Tout oublier… Mais les joyaux qui le fixaient lui empêchaient de perdre pied, ils le rattachaient à ce bas monde et il n’arrivait à rien faire. Il voulait que tout cesse mais en même temps un sentiment étrange et puissant s’emparait de lui… *NONNN, Pourquoi ? Pourquoi toi ?...* Il réussit à arracher son regard de celui de l’ensorceleuse, il rebaissa ses paupière mais il continuait de voir le visage angélique de la jeune fille.
Rien que pour ce qui se passait en lui il avait doublement envie de repousser Maïlis mais il en était incapable. Alors qu’il ne rêvait que de solitude et qu’il voulait se dégager, il était incapable de faire le moindre geste car une partie de lui, lui implorait de ne pas bouger et de savourer cet instant magique…
Déchiré par ses sentiments il réussit à murmurer.
« Attend que cela passe… Ca passera tout seul… » Oui.. Il voulait que ça passe tout seul, il voulait ne plus rien éprouver et devenir aussi vide que sa mère… Il comprenait maintenant pourquoi elle c’était laissé emporter par le courrant de ses émotions et pourquoi elle s’était noyé dans ce vortex.
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Maïlis Hargreaves

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MessageSujet: Re: Un jeudi à St James's Park (Pour Ezekiel)   Jeu 28 Aoû - 17:16

La jeune fille était toute en émoi. Elle avait quelques difficultés à comprendre les raisons de son trouble, qui devenait de plus en plus présent et de plus en plus violent. Son estomac était si lourd, qu’elle aurait voulu soupirer fortement pour faire baisser la pression qui montait en elle. Elle devenait une vraie cocotte-magique. Et son cœur, oui son cœur, il cognait tellement fort dans sa poitrine, qu’elle était certaine qu’Ezekiel pouvait le sentir.

Elle ferma lentement les yeux, laissant ses sens en alerte, son imagination redessinant la scène dans son esprit. Elle voulait figer cet instant magique, comme sur une photo, photo qu’elle pourrait ressortir dans les moments de doutes, dans les moments de tristesse et cela, juste en fermant les yeux.

Sa tête était lourde, elle posa son menton sur le torse d’Ezekiel et elle commença à remuer les oreilles pour faire fuir les petites créatures invisibles qui lui torturaient les pieds. Pourtant, ses petits maux n’avaient à ce moment précis aucune consistance et elle aurait pu en faire fi, car l’unique chose qui la préoccupait actuellement, était cette vague d’émotions qui l’envahissait.

« Je suis certainement restée assise dans la même position trop longtemps… » Murmura-t-elle doucement pour combler le silence qui venait de s’instaurer entre eux.

Ses orteils commençaient à retrouver des sensations normales et ses mollets se décrispaient lentement. Ne focalisant plus sur ses petites douleurs, elle devint donc plus attentive à ce qui l’entourait. Elle sentait toujours les battements de son cœur résonnés mais maintenant elle entendait également ceux d’Ezekiel. Le bruit, sourd et rapide, l’apaisait. Elle aurait voulu fermer les yeux de manière définitive et poser son oreille contre son torse pour se laisser bercer par la mélodie mais le jeune homme aurait certainement fini par la repousser et par penser qu’elle abusait de la situation.

« J’entends ton cœur… » Avoua-t-elle sans en avoir conscience d'une voix frémissante.

Elle décolla son menton et ses paupières lourdes se relevèrent lentement, elle le fixa un instant, il avait les yeux clos et le visage un peu sur le côté. Elle était si heureuse qu’il ne l’ait pas repoussé avec virulence. Contre toute attente, et malgré sa maladresse, il lui avait dit de rester, d’attendre et que cela passerait tout seul. Il ne l’avait pas écarté, il l’avait laissé là, tout contre lui, sans se plaindre, sans s’énerver et si elle ne doutait pas un instant que ses petits maux s’envoleront rapidement, elle comprit par ailleurs, que tout ne passerait pas seul, que ce qui naissait en ce moment présent entre eux ne pourrait pas s’évaporer comme un songe… du moins, pour elle.

Son regard était perdu. Elle était perdue. Ses sentiments l’étouffaient. Elle ne comprenait pas ce qu’elle ressentait vraiment car c’était la première fois qu’elle se laissait submerger par de telles émotions… Etait-ce cela l’amour ? Elle avait une sensation de lourdeur, tout semblait tourner aux ralenti autour d’elle… elle frissonnait alors qu’elle avait chaud et elle se sentait fragile et perdue alors qu’elle avait toujours eu un moral de fer… De plus, elle était partagée d’un côté par une hystérie frénétique et d’un autre par une plénitude apaisante… Elle voulait se laisser aller, tomber pleinement sur lui, fermer les yeux, ressentir chaque parcelle de son corps, percevoir chaque frémissement, chaque souffle et apprécier la quiétude du moment…

« C’est… apaisant… » Sa voix était tel un souffle, tel le vent qui murmure aux oreilles des secrets inavouables.

Mais elle réalisa soudainement qu’elle était bien égoïste. En effet, si elle pouvait profiter pleinement de cet instant quant était-il pour lui ? Lui qui semblait en proie à des démons intérieurs qui lui imposaient d’être froid et austères alors que son moi profond lui ordonnait d’être doux et affectueux. Elle ressentait cette dualité en lui, elle ressentait sa souffrance. Elle réalisa aussi qu’il devait être mal à l’aise, n’était-ce pas lui, quelques mois auparavant, qui avait été lâchement trahi par celle qu’il aimait ? D’ailleurs, l’aimait-il ? Avait-il des sentiments pour cette fille qui l’avait trompé ?

Elle secoua un peu la tête, prit appui sur sa main et se redressa un peu. Sans savoir pourquoi, elle aurait voulu pleurer et en même temps elle se sentait plein d’allégresse. Sa main droite quitta l’herbe et effleura son front où une bosse naissante se faisait sentir, puis elle effleura celui d’Ezekiel, elle devait se reprendre.

« Tu vas avoir une belle bosse… un joli souvenir de moi »

Elle eut un petit rire angélique et retira sa main du front du jeune homme. Les fourmis avaient filés, pourtant elle ne voulait pas se relever mais elle ne pouvait décemment pas rester ainsi.

« Je dois commencer à peser… » Avoua-t-elle un peu gênée.

Une petite lueur malicieuse pétillait dans son regard pourtant à mieux y regarder, on y lisait surtout son trouble. « Si seulement tu refusais de me relâcher, comme je serai heureuse que tu sois mon geôlier. » pensa-t-elle.

« Tu veux bien m’aider à me relever… » Ajouta-elle alors que sa main, qui était posée sur lui, tremblait d’émotion et que ses doigts étaient près à ses crisper sur sa cape pour rester contre lui.
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Ezekiel Waldemar

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MessageSujet: Re: Un jeudi à St James's Park (Pour Ezekiel)   Ven 29 Aoû - 1:00

Mais pourquoi... pourquoi ? Pourquoi avait il dit cela...
Alors qu'il ne souhaitait qu'une chose, repousser au plus loin les êtres qui avait un lien avec lui afin de ne pas les blesser dans sa folie profonde. Il avait invité la petite fée à rester contre lui. Que cherchait il ? La faire souffrir ou non plutôt se faire du mal à lui même car si par malheur elle apprenait la vérité... Jamais plus elle ne le regarderait pareille, lui même ne se regardait plus de la même façon et pour toit dire cela faisait 6 semaines qu'il ne c'était pas regardé.
Quant il sentit la jeune fille se détendre et poser le menton sur son torse il eu envie d'hurler. De crier son désarrois et sa panique... Que cherchait elle donc ? Pourquoi restait elle si près de lui alors qu'il était si repoussant ?
Il ne comprenait plus rien, peut être que la jeune fille aimait le goût du risque car elle ne pouvait pas totalement ignorer qu'elle n'était pas la bienvenu dans l'univers de la monstruosité qu'il était. Sinon elle aimait peut être les expériences insolites et elle avait fait le parie avec ses amies de Serpentard qu'elle arriverait à rendre fou l'étrange Poufsouffle... *Comme ci je n'ais pas été suffisamment la risée des autres avec cette histoire de bal.* A moins qu'elle soit tout simplement folle, une douce cinglée qui recherchait un compagnon aussi aliéné qu'elle. *C'est sûrement le cas... car aucune jeune fille de bonne famille n'oserait resté ainsi allongé sur un jeune homme froid et rustre, qui de plus n'a pas prit très soin de lui ces dernier temps...*
Oui tien c'est vrai qu'elle ne le connaissait pas. Quesqu'y aurait peut empêcher Ezekiel de profiter du l'instant?
Il était plus fort qu'elle et elle ne semblait pas se méfier, il pouvait très bien user de sa force pour abuser de sa fraîcheur. Oui, il lui suffisait de réagir avec rapidité et force, et en moins de deux secondes les rôles seraient inversé... Il serait alors au dessus et pourrait tenir sa proie fermement. Peut être même qu'elle se débâterait et qu'elle userait de l'énergie du désespoir pour protester. Il s'en suivrait alors une lutte bestiale...
« J’entends ton cœur… »
La douce voix le rappela à la réalité et Ezekiel voyait encore défiler devant ses yeux les scènes qu'il c'était imaginé... Il eu envie de vomir, de rire, d'hurler d'effrois et de se laisser envahir par sa bestialité... Tout ça en même temps et son âme fur de nouveau déchiré en deux. Prostré sous la honte et la terreur de ce qu'il était il n'osait plus faire un geste, ni même regarder la petite fée dans les yeux car sinon elle risquait d'y voir encore briller l'étincelle de sa folie furieuse. *Tu es vraiment perturbé, c'est même pire que ce que je pensais. Comment Ose tu avoir de telles pensées?... C'est la vie mon cher, la loi de la jungle et le règne de dame nature... Les forts profitent des faibles et ils prennent ce qu'ils veulent. Ne regarde pas que le mauvais coté de cela car je suis sur que si tu cherche bien tu verra aussi une partie de plaisir immense et hallucinante... NONONONNNN... je suis fou! Un monstrueux fou. Comment vivre après avoir eu de telles pensées.... Humm mmm je suis sur que si tu te laisse emporter pas elles tu pourrais trouver une force que tu n'imaginait même pas, une puissance digne d'un redoutable prédateur... NOUS sommes une redoutable prédateur alors laisse toi dominer ou COMBAT...*
« C’est… apaisant… »
Ha, si seulement elle savait que les battements réguliers qu'elle entendait orchestraient un combat de titan... Oui peut être que si elle avait pu lire dans les pensées du jeune homme elle aurait eu peur, très peur. Ezekiel lui était partagé entre deux personnalités, deux entités qui se disputaient son enveloppe charnelle et qui lui déchirait l'âme. La face sombre avait une force sauvage et furieuse mais la face lumineuse tenait bon car elle savait que si elle lâchait prise c'était la jeune fille qui était condamné... Et comment vivre après un tel acte.
C'est alors qu'il fut parcouru d'un frisson glacé et fiévreux en même temps. Elle venait de lui touché le front et le contact de la peau contre la peau redonna un coup de fouet à la bête sauvage... heureusement qu'elle parla en même temps car du coup Ezekiel pu ce raccroché à se murmure pour réussit a garder le dessus. le jeune homme n'espérait qu'une chose, qu'elle s'éloigne de lui, qu'elle ne le touche plus et qu'il puisse faire taire son démon. Il aurait aimé bouger, la repousser et s'écarter d'elle... Mais le combat qui avait eu lieu en lui avait bloqué son corps et ce dernier, prit entre l'envie de sauter sur sa proie et de la fuir, répondait très mal.
*Par la grâce de la grande Harpie... Aidez moi...*
Comme pour répondre au supplice du jeune homme, Maïlis s'écarta légèrement et du coup la pression présente en Ezekiel put baisser d'un cran. Il avait emporté la victoire de justesse pour cette nuit... Mais quant sera t'il de la prochaine fois? *Non il n'y aura pas de prochaine fois... je ferrais tous mon possible pour éviter que ça recommence.* Le jeune homme était extrêmement fatigué et le malaise qui l'habitait lui avait donné un teint légèrement verdâtre. Son dégoût de lui même lui restait sur l'estomac et il avait encore envie de vomir.
Malgré cela il réussit à articuler.
"Je ne pense pas que j'y arriverait... Et en plus je suis encore couché sous toi..." Si une partie de lui aurait elle aussi aimé un coup de main, Ezekiel la refoula au plus profond de lui et il dégluti péniblement.
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MessageSujet: Re: Un jeudi à St James's Park (Pour Ezekiel)   Ven 29 Aoû - 14:55

Maïlis percevait le trouble du jeune homme mais elle ignorait les fondements même du malaise. Comment aurait-elle pu imaginer les causes profondes de cette dualité qui l’incarnait ? Et comment aurait-elle réagi devant les faits énoncés ?

Devant la constatation d’Ezekiel, qui était sans appel, la jeune fille balbutia.

« Hum... c'est vrai... »

Elle prenait maintenant pleinement conscience de la situation et elle se redressa un peu plus. Elle se laissa ensuite glisser aux côtés d'Ezekiel et atterrit sur l'herbe fraîche. Cette dernière lui chatouilla les jambes et les paumes des mains et bruissait légèrement au souffle du vent.

Elle le regarda, il avait le visage crispé et elle aurait aimé lui dire "qu'est-ce qui ne va pas ?" mais elle craignait de rentrer dans l'archétype même des personnes qui l'énervaient et qu'elle ne pouvait supporter. Elle aurait pu s'excuser de sa maladresse mais elle aurait à ce moment là, brisée leur promesse faite quelques minutes auparavant.

« Je suis maladroite... » Déclara-t-elle finalement.

Elle laissa échapper un soupire douloureux et baissa les yeux. Elle était heureuse de cette rencontre mais constatait avec effroi le ridicule de la situation. Elle ne pouvait plus nier qu'elle ressentait quelque chose pour son preux chevalier mais lui affichait, malgré sa politesse cordiale, un air de profond dégoût.

Elle le dégoûtait… L’évidence était là… Devant ses yeux…

Elle frotta vigoureusement ses jambes, toute trace d'engourdissement avait maintenant disparut. La gêne l'envahissait à présent, elle aurait mieux fait de ne pas traverser le pont pour le rejoindre, elle aurait mieux fait de ne pas rester quand il lui avait demandé et elle aurait mieux fait de tomber en arrière plutôt qu'en avant. Elle se sentait responsable pour le fiasco de cette rencontre et se demandait quelle vision il avait d’elle. Pour qui la prenait-elle ? Pour quoi la prenait-elle ? Elle ne pouvait s'excuser, c'était interdit, alors que pouvait-elle dire ?

« A croire... que tu es toujours là quand j'en ai besoin... » Dit-elle après une forte inspiration.

Elle fixait à présent le sol, trop honteuse pour le regarder. Elle tirait des brins d'herbe de ses doigts tremblants, qu’elle arrachait doucement avant de les laisser retomber, tentant de s’occuper et n'osant tourner la tête vers lui.

« Espérons… espérons… » Elle n’osait pas formuler sa dernière phrase.

« Espérons… que j’ai un jour la chance de te rendre la pareille… »

Elle déglutit difficilement, le silence du jeune homme commençait à lui glacer le sang des veines, elle réalisait à présent qu’elle avait outrepassé ses droits, outrepassé la bienséance… Elle devait certainement l’exaspérer. Voilà qui peignait un tableau bien sombre… elle devrait certainement être plus prudente lors de leurs prochaines rencontres. Pour peu... qu’il lui offre encore une chance.

Sa respiration était saccadée comme après des pleurs, elle inspira fortement et ravala ses larmes devant ce raté. Elle posa ses genoux à terre, appuya ses mains sur le sol et se releva en grimaçant. Son pied lui faisait toujours mal, la blessure devrait être rapidement nettoyée mais avant, elle devait récupérer ses chaussures, de l’autre côté de la rive, et surtout dire au revoir à Ezekiel. Elle pivota alors pour lui faire face et reposa son regard doux sur lui.

Elle constatait à présent qu'il semblait mal en point, son teint était livide et elle aurait juré qu'il tremblait. Elle pinça les lèvres, elle ne pouvait pas se rapprocher de lui car... peut-être était-ce elle... qui le rendait malade.


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MessageSujet: Re: Un jeudi à St James's Park (Pour Ezekiel)   Ven 29 Aoû - 20:03

Alors qu'elle glissait dans l'herbe et que par la même occasion elle s'écartait de lui, la pression difficilement soutenable que subissait le jeune homme baissa considérablement et du coup il se senti encore plus lâche et monstrueux. Il n'arrivait pas à se pardonner ses pulsions et elles le rendaient presque malade. *Elle fait tout pour rendre l'atmosphère légère et agréable... Et toi tel un vrai rustre de base tu réduis tout ses efforts au néant. Mais comment faire autrement... Je fait déjà de gros efforts.* Oui il s'en voulait mais il ne savait pas comment passer outre son étrange comportement. Le jeune homme avait toujours été lunatique mais depuis quelque temps c'était pire et même lui il avait du mal à se suivre et à se comprendre. Il y a un instant le monstre qu'il était, était à deux doigts de prendre le contrôle. Mais à l'instant présent il avait presque totalement disparu et il ne restait plus qu'un jeune homme fatigué et dégoûté.
"Non c'est moi le maladroit..." En disant cela il s'était redressé. Il observa la pauvre petite créature et il fut écoeuré par ce qu'il avait fait. Elle ne souriait plus et toute la joie et la vie qui l'habitait quelque temps au par avant avait disparu. *Et voilà, elle t'approche et tu réduis au néant toute étincelle de vie dans son regard... Qu'y a t'il de pire que cela...* Non, mauvais question, il savait ce qu'il y avait pire que ça. Rien que ce qu'il avait failli faire n’était plus atroce et dégoûtant que la simple petite déception qu'elle devait vivre. Mais pourquoi était elle triste? La question passa furtivement dans l'esprit du jeune homme et étrangement il préféra la repousser.
Au moment où elle déclara qu'il était toujours là quant elle en avait besoin, il faillit éclater de rire... Voila que maintenant elle délirait, peut être que le choque qu'elle avait eu à la tête avait été plus problématique que ce qu'il semblait. Il regarda la jeune fille mais cette dernière était occupée à arracher des brins d'herbe. Elle avait les épaules basses et son geste était agar et un peu nerveux. Ezekiel savait bien qu'il était en partie responsable de la peine de la jeune fille car il se rendait bien compte qu'il n'était plus celui qu'elle avait rencontré. Quant elle eu fini de bafouiller il eu encore plus envie de rire et un petit soupire s'échappa d'entre ses lèvres.
Il la regarda quant elle se releva avec difficulté. Il n'était pas insensible au désarroi de la jeune fille et quant elle se retourna pour le fixé son coeur se serra. Ces yeux cristallins étaient doux et triste, et cela était difficilement soutenable. Il mit donc son propre malaise de coté, il avait blessé quelqu'un et il le savait.
Il dégluti péniblement et il dit dans un murmure.
"Mais c'est ce que tu as fait aujourd'hui." Oui, même si elle avait l'impression qu'il se moquait d'elle c'était vrai et il n'y pouvait rien. D'un certain coté elle lui avait ouvert les yeux, certes c'était douloureux mais maintenant il voyait plus clair en lui. Il avait avancé dans la compréhension de son moi intérieur et même si c'était terrorisant il devait passer par là.
Il eu un éclair de génie et en deux temps trois mouvement il se redressa. Il leva alors les bras vers le ciel et il s'étira en poussant un petit grognement. Puis reportant son attention sur la pauvre petite Maïlis il tenta de lui sourire.
"Je suis un peu engourdi... Ca te dit de marcher un peu."
C'était venu naturellement, il avait envi de se déplacer mais il ne voulait pas encore qu'elle parte. C'était étrange, désirait plus que tout la repousser et lui dire de fuir mais en même temps il voulait qu'elle reste à ses côtés car il y avait bien longtemps qu'il n'avait pas eu de véritable échange avec un être vivant. Ezekiel ne savait plus si ça proposition était judicieuse ou pas mais le jeune homme ce dit que si il gardait raisonnablement ses distances il n'y aurait pas de problème... Enfin il l'espérait.
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MessageSujet: Re: Un jeudi à St James's Park (Pour Ezekiel)   Dim 31 Aoû - 21:20

Maïlis le regard avec un air interrogateur, pourquoi pensait-il que c’était lui le maladroit dans cette affaire ? N’était-ce pas elle qui avait chuté gauchement parce que ses jambes étaient engourdies ? Mais elle s’abstint de toutes remarques à ce sujet, ne souhaitant pas l’importuner avec des questions qui lanceraient certainement sur une conversation houleuse et longue, où chacun verrait la faute dans son camp pour ne pas ennuyer l’autre.

Elle sentait bien qu’elle s’y prenait mal avec lui, elle était maladroite dans les relations humaines, cela devait certainement tenir de famille, alors maintenant qu’elle était debout elle envisageait fortement de prendre congés pour ne pas commettre de nouveaux impairs. Toutefois, c’était sans compter sur l’intervention du jeune homme. Elle le fixa avec un peu plus d’attention et inclina la tête lorsqu’il murmura sa phrase qui fut guidée à elle par le souffle du vent. « Mais c'est ce que tu as fait aujourd'hui ». En quoi l’avait-elle aidé ? En quoi lui avait-elle porté secours ? Les questions brûlaient ses lèvres mais elle ne franchir pas la barrière de son esprit.

Il se releva avec l’agilité d’un félin et Maïlis fit une pas en arrière de peur qu’ils soient encore une fois dans une situation compromettante et qui relancerait de plus belle la sensation de malaise qu’ils venaient de quitter. Elle le fixa avec attention, ses grands yeux bleus cherchant une réponse à ses interrogations. Elle disséquait chaque geste, chaque mouvement. Lorsqu’il s’étira comme un petit chat, un doux sourire naquit sur ses lèvres et ses yeux firent encore plus tendres.

Il pivota vers elle et lui sourit. Elle éprouva une fois encore cette sensation de plaisir mêlé de faiblesse qui lui faisait tourner la tête quand elle était en sa compagnie. Elle lui rendit son sourire mais resta étonnée devant sa proposition... celle de marcher un peu. Elle écarquilla les yeux avec surprise et entrouvrit la bouche sans réellement savoir quoi lui répondre.

« Tu… » Elle réfléchit un instant ne sachant pas réellement ce qu’elle voulait dire.

« Tu es certain que… tu souhaites ma compagnie ? »

Elle avait haussé les sourcils d’un air incrédule en demandant cela et avait légèrement pencher la tête et hausser les épaules. Elle était perdue et ne savait pas s’il s’agissait de courtoisie ou d’une réelle envie de partager un moment. Toutefois, de son côté, elle aurait aimé partager chaque instant qui lui restait de vacances avec Ezekiel. Alors, la réponse spontanée aurait été « oui » mais à voir le malaise qui emplissait le Poufsouffle quand elle s’approchait de lui, malaise qui allait en contradiction avec son souhait réitéré qu’elle reste, elle ne savait pas s’il était sain et judicieux d'accepter.

La raison était toujours plus faible que les sentiments, elle jaugea qu’elle ne risquait rien à accepter, à condition qu’elle soit prudente et qu’elle ne commette pas de nouvelles maladresses fâcheuses. Si elle restait à une distance raisonnable, si elle évitait de s’emmêler les pieds et si elle ne geignait pas pour qu’il lui porte secours, peut-être que ces quelques pas au crépuscule pourraient sauver leur rencontre. « D’ailleurs » pensa-t-elle alors « en parlant de ne pas s’emmêler les pieds… ».

Elle le regarda et afficha à présent un sourire chaleureux. Elle se sentait soudainement mieux et pour cela, il n’avait eu qu’à lui faire cette proposition. Ne voulant pas lui laisser croire qu’elle n’avait pas le souhait, elle rajouta.

« Enfin… si tu es certain de toi. » Elle fit un petit mouvement de côté qui aurait pu passer pour un pas de danse. Elle ondula et leva les bras au ciel comme pour clamer sa joie. « Je suis partante ! »

Elle pointa de son index vers la rive opposée.

« J’ai laissé mes chaussures de l’autre côté de la berge ».

Il n’y avait à présent plus personne et l’obscurité commençait à cerner les environs.

« Nous pourrions traverser le pont pour aller les chercher… si cela ne te dérange pas de lier l’utile à l’agréable ? »

Sa voix pétillait à nouveau et sa joie de vivre renaissait au fur et à mesure qu'elle réalisait ce qui se passait. Elle allait passer encore quelques minutes en sa compagnie. Il ne lui en fallait guère plus pour qu'elle se sente heureuse mais elle devrait apprendre à ne pas perdre ses moyens devant lui et à ne pas s’attrister lorsque leur relation capotait car cela en faisait une jeune fille morose et qui semblait lunatique. Elle devait faire front aux erreurs et aux ratés sans perdre son entrain naturel. Quitte à avoir du bonheur… pour deux.


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MessageSujet: Re: Un jeudi à St James's Park (Pour Ezekiel)   Lun 1 Sep - 17:04

Lorsqu'elle pivota vers lui son coeur s'accéléra doucement, ses longs cheveux fins voltaient autour d'elle et elle avait presque retrouvé le sourire. Elle semblait surprise par sa proposition et elle resta un instant immobile, la bouche légèrement entrouverte. Cela lui donnait l'air d'un ange et un instant la sauvagerie qui habitait le jeune homme disparut, elle se replia au fond de lui et cela fait du bien il se sentait presque léger mais il resta tout de même sur ses garde car il connaissait sa facilité à s'emporter et il savait qu'elle pouvait resurgir encore plus facilement qu'avant.
La question de Maïlis le fit sourire. Oui, il désirait sa compagnie car sinon il ne lui aurait jamais proposer de marcher un peu. Le jeune homme avait toujours dit ce qu'il pensait et il n'avait jamais été hypocrite. La seule chose qui pouvait le faire douter c'était le fait qu'il se demandait si c'était bien raisonnable car après les visions qu'il avait eues il ne pouvait s'empêcher d'avoir un peu peur pour elle. Ne voulant pas y resonger il passa outre et d'une petite voie il dit.
"Si je ne le souhaitait pas je ne te l'aurais pas demander." Pourquoi s'embêter avec des choses qui ne nous plaisent pas ? Ezekiel avait toujours fait ce qu'il voulait et qu'importe si cela froissait certaine personne... Surtout que maintenant il se moquait complètement de froisser et de choquer les gens.
La petite fée semblait tout de même douter un peu de sa sincérité mais il n'en prit pas ombrage car c'était dans ses droits. Après tout il n'avait pas été de très bonne compagnie jusqu'a maintenant et il aurait très bien comprit qu'elle ne veuille pas rester plus longtemps à ses côtés. Waldemar espérait né en moins qu'elle accepte, il avait encore besoin d'un peu de compagnie pour terminer de remettre les pied sur terre et il ne savait pas encore vraiment si il souhaitait retrouver les gens et Poudlard ou si il préférait continuer de vivre la vie de sauvage qu'il avait mener jusque là.
Quant enfin elle accepta il fut un peu soulagé. Enfin juste un peu car une petite voie resurgit, lui demandant si c'était raisonnable. Mais il avait décidé d'essayer de mettre de coté ses doutes et il était heureux de prolonger un peu cette rencontre inattendue. Ne sachant pas vraiment où aller, il fut un peu soulager quant elle donna un but à leurs promenade. Au moins cela éviterait qu'ils marchent sans trop savoir quoi dire et sans trop savoir où aller. Ezekiel arrivait enfin à faire abstraction de ses souci du coup il était plus léger et il eu même envie de sortir une plaisanterie. Cette dernière lui vient naturellement et il la laissa s'exprimer car il n'existait rien de mieux pour d'étendre l'atmosphère.
"Non cela ne me dérange pas d'utiliser le pond pour traverser... Car l'eau doit être un peu froide." Le ton était toujours un peu grave et détacher mais au moins il ne restait pas muet.
Les deux compères partirent donc dans la direction souhaitée et si le jeune homme semblait un peu plus détendu il ne pouvait s'empêcher de surveiller les alentours. Il avait apprit à rester sur ses gardes, c'était une règle d'or pour la survit surtout quant la nuit arrivait. Il était bien connut que la nuit était le refuge des rôdeurs et de certaines créatures inquiétante, d'ailleurs depuis son lus jeune âge le jeune homme avait toujours été très éveillé la nuit et à Poudlard il avait prit des petites habitudes nocturnes.
Mais cette nuit la situation était différente car en plus de surveiller ses arrières il surveillait aussi ceux de sa petite protégée et soudain il fut frappé par une évidence.
"Tu m'as dit que tu étais venu avec tes grands parents non... Ils ne risquent pas de s'inquiéter." Oui, si la jeune fille était attendue quelque part, sa grand mère risquait de s'inquiéter en voyant la nuit arriver sans sa petite fille. Les pauvres ils pourraient très bien imaginer qu'elle est fait une mauvaise rencontre. *Enfin elle a presque faillit en faire une mon vieux... Alors fait attention.*
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MessageSujet: Re: Un jeudi à St James's Park (Pour Ezekiel)   Lun 1 Sep - 18:39

La confirmation d’Ezekiel la fit littéralement fondre, son cœur battait à nouveau à tout rompre et elle se sentait idiote d’être si empreinte à ses émotions en sa présence. Il voulait marché avec elle, il le désirait, et rien ne pouvait lui faire plus plaisir à ce moment précis.

Ils commencèrent donc à se déplacer en direction du pont, Maïlis faisait en sorte de ne pas boitiller et prenait sur elle pour marcher le plus naturellement possible. Toutefois, elle avait quelques ratés et sa démarche était un peu claudicante. Pourtant, elle n’y prêtait pas attention, espérant que son preux chevalier lui-même n’y prendrait pas garde.

Son pied ne saignait certes plus mais l’entaille, que lui avait infligé le caillou sous la voûte plantaire, était à vif et devait certainement s’infecter un peu. Elle avait eu beau marché sur l’herbe, les parcs londoniens n’avaient rien de l’Eden et son pied avait certainement été souillé lorsqu’il avait touché l’eau.

Elle tourna la tête vers Ezekiel lorsqu’il prit la parole. Pour la première fois depuis le milieu de l’après-midi, le jeune homme tentait une percée d’humour en sa présence. Maïlis était à bonne distance de lui, elle le regardai avec des yeux rieurs et pouffa de rire devant sa boutade.

« Tu m’étonnes… » Lança-t-elle avec entrain « Elle est gelée même ! »

Et elle en savait quelque chose puisque son pied en avait foulé la surface avant de s’enfoncer dans les profondeurs. Elle riait. Elle leva les yeux au ciel et la scène se dessina dans son esprit. Elle était totalement hagarde quand elle le rencontrait, elle devenait gauche, oubliait ses mots, son coeur s’emballait et elle perdait toute maîtrise d’elle. Il fallait vraiment qu’elle corrige ses excès avant de donner une image faussée de ce qu’elle était. Elle avait encore une bonne semaine devant elle pour corriger le tir. Finalement, cette rencontre n’était peut-être pas aussi désastreuse qu’elle se le figurait… Comment se serait déroulée une scène semblable dans le Poudlard Express où au château ? A cette idée, elle frisonna.

Puis, il l’interrogea sur ses grands-parents alors qu’ils arrivaient sur le pont. Elle fit une petite moue boudeuse, qu’il ne lui connaissait pas encore, et qui lui donnait un côté espiègle. Elle soupira à l’idée qu’ils allaient fortement s’inquiéter et qu’elle serait certainement réprimandée.

« Ben… » Bredouilla-t-elle.

« Si... »

Elle ralentit le pas et le regarda tout en marchant.

« J’aurai certainement le droit à un sacré savon… mais ça en valait la peine car… outch ! »

Elle s’arrêta nette et se pinça les lèvres, elle n’avait pas regardé où elle mettait les pieds en disant cela et elle venait à nouveau de rencontrer un obstacle qui réveilla plus vivement la douleur. Elle grimaça légèrement et inspira avant de reprendre.

« Euh… je disais… que ce n’était pas grave. S’ils étaient très inquiets, ils m’auraient déjà retrouvé… »

Contre toute attente, elle lui sourit. La suite de sa phrase ne fut pas celle qu’elle attendait. A la base, elle voulait lui faire comprendre qu’elle était satisfaite de le voir plus serein « ça en valait la peine car tu sembles aller mieux » ou « car tu souris à nouveau » mais au final, elle avait totalement dévié de son idée première.

Son esprit retourna à nouveau vers ses grands-parents. Peut-être l’observaient-ils à distance et attendaient-ils qu’elle est terminé ou alors peut-être étaient-ils prostrés sur leur banc. Elle s’arrangerait de cela ensuite… pour le moment, ce qui importait, c’était Ezekiel. Il semblait plus détendu et pour un tel constat, elle pouvait supporter toute la colère de Mamie Kate car Papi Lexis, lui, ne dirait rien.

Elle reprit donc la marche comme si de rien n'était, passant outre son exclamation et son arrêt. Elle gardait toujours une distance raisonnable entre elle et Ezekiel pour ne pas l’indisposer. Le pont lui semblait immense, son pied la tiraillait de plus belle et elle regrettait d’avoir retirée ses chaussures et surtout, de ne pas avoir sa baguette et l’âge l’égal de l’utiliser, afin de lancer un Accio.

Elle hésita un instant à lui retourner la question. Personne ne s'inquiétait de ne pas le voir rentrer alors que la nuit tombait ? Elle se rendit compte alors qu'elle ne connaissait rien de lui. Elle ne savait pas où il vivait, avec qui et s'il avait des frères et sœurs ? Mais était-ce judicieux de l'achaler avec ce genre de questions alors qu'il semblait si en proie à se laisser aller à sa mauvaise humeur ? Peut-être qu'il venait de se disputer avec sa mère ou son père ? Ou alors…

Elle l’observa plus attentivement et plissa les yeux d’un air interrogateur qui aurait pu passer pour un regain de douleur. Peut-être avait-il fugué ?! Ce qui expliquerait son accoutrement et son air mauvais et ravageur ! Elle reporta son regard devant elle. Tenait-elle la solution ? Mais si tel était le cas… pourquoi ?
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MessageSujet: Re: Un jeudi à St James's Park (Pour Ezekiel)   Lun 1 Sep - 23:26

Il aimait l'entendre rire. Au début ce bruit incongru l'avait presque choqué car il avait presque oublié que de telles sonorités puissent être possible... C'était comme redécouvrir le chantant de la nature. Oui comme quant vous avez passé trop de temps loin d'elle et que tout d'un coup vous vous retrouvez projeté en son sein, vous fermez les yeux et vous sens s'enivrent de chaque détailles infimes et puissant. Le rire de Maïlis était comme le chant de l'eau ou d'un oiseau, pure et léger, une perfection de la nature qui touchait le jeune homme. Comment rester de marbre face à cela ?
Elle contaminait un peu le jeune homme et il continua de se détendre, mettant entre parenthèses le prédateur. C'était comme dans un compte, la bête se détendait un peu se laissant approcher... Et ce soir la pureté de la jeune fille avait, en partie, charmé le monstre. Hypnotisé par tant de sensation qu'il avait refoulé le prédateur laissait peu à peu place à Ezekiel.
Quant elle dit qu'elle allait peut être avoir droit à des réprimandes le jeune homme s'en voulu un peu, c'était de sa fautes et il ne voulait pas qu'elle subisse la colère des siens à cause de lui...
"outch ! "
Il marqua un temps d'arrêt, un pic froid venait de lui faire retoucher terre. Elle avait eu mal mais pourquoi ? Que ce passait t'il ? Il avait tous ses sens aux aguets et il guettait le moindre signe, il ne faisait même plus vraiment attention à ses paroles. Un instant il se dit qu'elle avait peut être marché sur un petit caillou, après tout elle était pied nu... Il ne réagit donc pas tout de suite et il marcha légèrement en retrait... Oui elle boitillait mais depuis quant ? Il n'avait même pas fait attention plutôt. *Quel beau troll tu me fais... Bougre d'imbécile.* Il était un peu perdu, le poufsouffle ne savait plus vraiment comment réagir, il voulait lui venir en aide mais sans la toucher car il avait peur de ses propres pulsions. Du coup la porté était exclu, la soutenir était aussi une chose impossible... *Mais il te reste la magie... C'est mieux que rien.*
Il s'arrêta au milieu du pond, la regardant faire encore quelque pas délicats et légèrement hésitant.
"Maïlis..." Plus doux qu'un murmure le sons mourut dans le vent.
"Tu as mal ?" Il avait parlé un peu plus fort et une pointe de réprobation était présente dans sa voix.
Quelle question, il connaissait déjà la réponse. Oui elle avait mal mais elle était trop fière pour gindre devant lui, au moins elle ne faisait pas partie de ses pisseuses pleurnicheuses.
"Assit toi! je vais t'aider." Le ton était sans appelle, non agressif mais autoritaire et inflexible. Il se rapprocha alors un peu. "Fait voir ton pied !" Il s'accroupie à une distance raisonnable de la jeune fille, de là où il était il pouvait distinguer l'entaille. Elle avait même saigné et elle était sur le point de s'infecter. *Mais quant diable c'est elle fait cela? Tu n'es qu'un idiot trop plongé dans tes petits soucis personnels tu n’as rien remarqué... Tu me dégoûte vraiment Waldemar.*
"Il faut nettoyer ça et que tu remette tes chaussures sinon ça va s'infecter." Une vraie même poule, il avait le même ton que celui qu'il utilisait pour Lizy, intransigeant et doux. "Dans qu'elle direction sont tes chaussures ?"
En même temps il réfléchissait à un sort qui pourrait lui être utile, justement il y en avait un qui lui avait bien servit durant cet été car il avait tout de même eu quelques intercalions lors de son errance. Il était majeurs et il avait le droit d'utiliser la magie hors du collège du coup sa décision était toute prise et il sorti alors discrètement sa baguette, une belle baguette taillé avec un style ancien et dans un bois très sombre, de l'ébène.
"Ne bouge pas trop! Ca risque de chatouiller un peu." Il ne faisait même plus vraiment attention à Maïlis, il ne lui laissait pas le choix et il était entièrement concentré sur la mission qu’il c’était fixé. A l'aide d'un sortilège informulé il nettoya la plaie, rendant cette dernière très propre et nette.
"As tu un mouchoir où un morceau de tissu?"
Oui il fallait bander la petite blessure sinon avec les chaussures elle allait se salir de nouveau. En posant cette dernière question il releva enfin les yeux sur la petite créature et un instant il fut même surprit de ne pas trouver le visage de Lizy. Tout absorbé à sa tache il avait presque oublié qu'il ne s'occupait pas de sa soeur. Légèrement gêné il détourna un peu le regard et il marmonna un...
"Désolé..."
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MessageSujet: Re: Un jeudi à St James's Park (Pour Ezekiel)   Mer 3 Sep - 10:08

Maïlis remarqua qu'il s'éloignait un peu plus d'elle, elle espérait ne pas avoir commis de nouvelles maladresses et continua d'avancer jusqu'au moment ou il l'interpella. Elle s'arrêta nette et pivota légèrement le buste et la tête pour le voir. Sa voix n’aurait pas dû être aussi familière, elle avait la sensation d’avoir connu le timbre toute sa vie et non depuis quelques mois. Elle avait un petit air étonné et cligna des yeux. Lorsqu'il prononçait son prénom, ce qui était rare depuis leur rencontre, c'était comme une douce prière. Elle fut parcourut d'un léger frisson.

« Oui ? » Hoqueta-t-elle

Puis, sa question la dérouta et elle sembla un peu perplexe. Est-ce qu'elle avait mal ? Il ne parlait certainement pas de son amour propre ou de ses émotions et elle baissa les yeux, honteuse. L'intonation du jeune Poufsouffle lui rappelait la manière dont s'exprimait sa mère par moment, lorsque Maïlis commettait une faute, une erreur et qu'elle n'osait pas l’avouer. C’était des paroles sans appel qui n’invitait pas à la conversation.

Elle balbutia quelques sons et redressa la tête vivement quand il lui ordonna de s'asseoir. Ses yeux montraient clairement son étonnement et elle semblait un peu perdue, un peu hésitante. Elle ne voulait pas qu'il se soucie d'elle, non, il avait certainement mieux à faire et plus important à penser.

A contre cœur, elle se laissa tomber sur le bord du pont et lui montra son pied. Ses joues s'empourpraient fortement alors qu'il l'auscultait à distance. Il y avait un mélange étrange de gêne et de familiarité. Elle retrouvait le « preux chevalier » et en même temps « le garçon froid ». Elle en était toute retournée. Il parlait très vite, sautant du coq à l'âne. Il fallait la soigner et retrouver ses chaussures… elle n'osait plus prendre la parole de peur de briser le moment mais aussi de l'importuner. Il était une fois de plus là, sans être là.

Lorsqu'il lui lança un sort de guérison, somme tout sommaire mais fort efficace, elle eut quelques tressaillements causés par la sensation de chatouillement et rigola doucement. Ses grands yeux plissés, formaient deux amandes amusées et son visage coloré semblait se sublimer. Elle l’observait, silencieusement, discrètement puis quand il lui demanda si elle avait un mouchoir ou un morceau de tissu, elle fit simplement un geste négatif de la tête.

Finalement, il s'excusa à nouveau et elle inclina la tête, lui lança un regard d'incompréhension.

« Nous aurions dut ajouter une règle supplémentaire tout à l'heure » Dit-elle alors « À chaque excuse et à chaque remerciement inutile, celui qui les formule à l'encontre de l'autre devrait avoir un gage… »

Elle lui sourit tendrement, étouffant un petit rire taquin.

« Pourquoi t'excuses-tu ? » L'interrogea-t-elle alors.

« Je te cause du soucis, tu me viens en secours malgré mes tentatives vaines de ne pas t'inquiéter… Alors pourquoi t'excuses-tu… »

Sa voix était calme et douce.

« Qui voyais-tu en me soignant ? »

Ajouta-t-elle sereinement alors qu'elle le fixait d'une manière étrange. Un regard profond et mûr, un regard d'adulte dans le corps d'une enfant. Ce n'était pas elle qu'il avait soigné alors qui ? Qui occupait ses pensées ? Elle enviait cette personne indirectement car elle aurait aimé être aussi présente qu'elle dans son esprit, dans son cœur et dans son âme.

Elle ramena ses genoux vers elle et les enlaça de ses bras. Elle posa sa tête sur leurs sommets, légèrement penché, et l'observa vaguement. Puis, elle inspira fortement et expira doucement avant de rajouter.

« Enfin… tu n'es pas obligé de me répondre… je suis bien curieuse… Et ma curiosité n'a pas à être satisfaite. »

Elle restait dans la même position, ils étaient là, seuls, sur le pont. Le monde n'existait plus à ce moment précis.

« Toutefois… si tu t'excuses d'être toi-même… puis-je te remercier d'être là pour moi ? »

Elle rajouta à mi-voix.

« Encore une fois… »
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» Dimitri - Nous sommes de retour, pour vous jouer un mauvais tour.

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